Posté le 13.02.2008 par meteoplus

En illustration : eh non, ce n'est pas en France, ni même en Europe ! Il s'agit d'une nouvelle tempête de neige touchant la ville de Montréal aujourd'hui. Je vous invite à regarder le blog de ce preneur de photo à l'adresse suivante : http://meteoquebec.blog.ca/ Avant l'arrivée de cette neige, il a fait -20° le 12 au matin. Les perturbations et les coups de froid sont nombreux depuis le début de l'hiver sur le Canada, et actuellement, la couche de neige cumulée tombée à Montréal, 326cm, a déjà dépassé la moyenne d'un hiver normal, 316cm. Quand on pense qu'en France, hormis les zones montagneuses, nous n'avons quasiment pas vu un flocon !!
La neige n'a pas concerné que la région de Montréal, mais également le nord-est des Etats-Unis. D'ailleurs, de nombreux états américains subissent les caprices de la météo. Après des tornades nombreuses, inhabituelles pour la saison, et hélas très meurtrières, la semaine dernière, d'autres tornades viennent de se produire aujourd'hui sur le Mississipi, la Louisiane et la Floride.
Elles sont le résultat d'un contraste de masse d'air très important, entre de l'air chaud sur le golfe du Mexique, et de l'air très froid qui circule sur le nord du pays.
Un air très froid effectivement, puisqu'on a relevé sur l'état du Michigan des températures minimales de -20 à -40° ce week-end. Des chutes de neige importantes, accompagnées de pluies verglaçantes donnant jusqu'à 10 cm d'épaisseur de glace ont touché tout le centre-est du pays, notamment l'Ohio, l'Indiana, la Pennsylvanie, la Virginie et le Kentucky.
D'ici la fin de la semaine, les éléments vont continuer à se déchaîner. Une nouvelle descente d'air polaire va concerner tout le centre des Etats-Unis avant de se décaler vers l'est. Une partie de cet air froid devrait même atteindre la frontière mexicaine ! Après avoir un peu remonté, les températures vont donc à nouveau chuter entre le Canada et le nord des Etats-Unis. Ce coup de froid devrait être spectaculaire, les températures minimales atteignant une nouvelle fois -20 à -25° sur les Etats situés les plus au nord, ainsi que sur le Québec pour le week-end prochain.
Posté le 09.02.2008 par meteoplus
L'image satellite de la NOAA hier présentait 2 phénomènes cycloniques sur les 3 actuellement présents dans l'Océan Indien.
Aujourd'hui, cette magnifique image satllite permet d'admirer les 3, très bien répartis en ligne au milieu de l'Océan Indien. Image rare !
Dans l'ordre, il y a, le plus à l'ouest, le cyclone Ivan, de catégorie 1, qui prend une direction sud-est.
Au milieu se situe Hondo, un cyclone hyper puissant de catégorie 4, dont on aperçoit très bien l'oeil. Il se déplace lentement vers le sud-sud-est et heureusement, ne menace aucune terre, car les rafales de vent dépassent allègrement les 200 km/h autour du centre.
Enfin, le plus à l'est, on peut voir une dépression tropicale, qui n'est donc pas un cyclone. Elle est classée sous l'appellation 17S, et ne devrait pas devenir un cyclone car elle ne semble pas se renforcer, en tout cas pour les 2 jours à venir. Elle se déplace vers l'est, sans menacer l'Australie pour le moment.
Posté le 06.02.2008 par meteoplus

En illustration : carte de la NOAA, présentant l'anomalie de température du mois de janvier en Europe par rapport à la normale. En rose et rouge : les zones excédentaires. En bleu : les zones déficitaires. Toute l'Europe a bénéficié d'un mois de janvier doux, à de très rares exceptions près. Il faut aller du côté de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie pour trouver un mois de janvier plus froid que la normale. Partout ailleurs, la France est au diapason de ses voisins européens. L'excédent, une fois encore, atteint des sommets en Scandinavie : +5° sur la Finlande et une partie de la Suède.
Avec ce mois de janvier 2008, la douceur hivernale se rappelle à notre souvenir. Un souvenir très proche d’ailleurs, car le mois de janvier 2007 (et même l’hiver entier) avait été exceptionnellement doux.
Celui-ci n’en est pas très loin et compte parmi les mois de janvier les plus doux, sans toutefois atteindre les records de l’an dernier.
2 mois de janvier consécutifs avec un tel excédent, ce n’est pas chose courante, le seul précédent étant le couple janvier 1974 et 1975.
L’excédent des températures minimales est le plus « modéré ». Il atteint quand même le plus souvent +2°0, et Lille se distingue, avec +3°8 par rapport aux normales. Mais nous sommes loin des valeurs de l’an dernier et des records.
Pour les températures maximales, l’excédent est là beaucoup plus important.
En moyenne, il est d’environ +3°0. Nice est l’exception, avec un excédent de seulement +0°5 par rapport à un mois de janvier normal. Mais, à l’inverse, l’excédent dépassée +4°0 à Clermont-Ferrand et Strasbourg. Dans la cité auvergnate, la moyenne des températures maximales, 11°0, représente même un record, battant les 10°9 de janvier 1948. Petit record, mais record tout de même. A Brest, même valeur de 11°0 : le record de l’année dernière est égalé.
A Perpignan, où il fait jusqu’à 22° durant ce mois de janvier, la moyenne atteint 14°9, troisième valeur la plus élevée, pas très loin des 15°2 de 1975 et des 15°1 de l’année dernière. Les régions du sud, et surtout méditerranéennes, ont connu dans la seconde moitié du mois des conditions véritablement printanières. La nature ne s’y trompe pas et commence déjà à s’éveiller, ce qui est bien précoce.
A Clermont-Ferrand, ce mois de janvier aura été particulier à plus d’un titre. On y enregistre également un ensoleillement record : 142h, autant qu’à Marseille ! Ce fût également l’endroit le plus sec en France, avec un cumul pluviométrique atteignant tout juste 10 mm. Si cette valeur n’a rien d’exceptionnel pour Clermont-Ferrand qui connaît de fréquentes sécheresses hivernales (toute la plaine de la Limagne est concernée), cela dénote par rapport au reste du pays, où les cumuls de pluie sont normaux, et même le plus souvent légèrement excédentaires.
L’autre exception, dans l’autre sens cette fois-ci, c’est la ville de Nice, qui enregistre un cumul de 183 mm (sur les 16 premiers jours seulement). On a déjà connu des mois de janvier plus arrosés à Nice, mais cette valeur importante n’a pas été observée depuis longtemps. 183 mm, c’est l’équivalent de 8 mois de précipitations de l’année dernière ! Le sud-est a donc bien besoin de ces pluies.
Avec cette douceur, la neige en plaine a bien sûr été extrêmement rare. Et l’enneigement en moyenne montagne a un peu souffert de cette douceur. Pourtant, les périodes perturbées ont pu donner beaucoup de neige à certains moments, et les Alpes ont été particulièrement servies, notamment le sud des Alpes, ce qui n’arrive pas tous les ans. La station d’Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, est restée coupée du monde pendant une journée entière le 14 ; il est tombé 2m50 de neige en haut de la station.
C’était l’un des évènements marquants de ce mois de janvier. On peut également citer les précipitations abondantes de la première quinzaine qui ont commencé à faire déborder des cours d’eau, notamment en Bretagne, mais le retour de conditions anticycloniques a permis à la situation de ne plus empirer. Enfin, il y a eu une belle tempête hivernale le 15, qui a donné des rafales de vent supérieures à 100 km/h sur une grande partie des régions du nord. Et bien sûr, la douceur incroyable de la fin de mois dans le sud-est.
Posté le 05.02.2008 par meteoplus
Juste pour le plaisir de vous montrer cette magnifique image satellite.....
Le cyclone Gene est maintenant assez loin de la Nouvelle-Calédonie, il continue son chemin vers le sud-sud-est, et tend à faiblir. D'ailleurs, il est maintenant redevenu une tempête tropicale. Néanmoins, la forme de spirale et l'étendue nuageuse du phénomène sont toujours aussi spectaculaires. Gene n'aura eu finalement que peu de conséquences, et tant mieux, pour la Nouvelle-Calédonie.
On remarque facilement grâce à cette image que l'enroulement des nuages se fait dans le sens des aiguilles d'une montre, car nous sommes là dans l'hémisphère sud, et c'est exactement à l'inverse de ce qui se passe dans l'hémisphère nord pour nos dépressions.
Posté le 31.01.2008 par meteoplus

Les difficultés ont commencé la semaine dernière, et elles perdurent. Une partie du centre de la Chine est aux prises avec une météorologie capricieuse qui allie froid et neige. Résultat : une désorganisation totale du système de transports qui cause beaucoup de perturbations pour l'organisation de la vie quotidienne des chinois (à quelques jours du Nouvel an chinois, le 7 février). On estime à environ 100 millions le nombre de personnes concernées (ce qui est finalement assez peu comparé au 1,3 milliard d'habitants...).
Sur cette image satellite de la météorologie américaine, il est difficile de distinguer les zones blanches en raison de la présence de la neige et les nuages. On peut voir néanmoins une perturbation sur le sud du pays, tandis que plus au nord, l'air continental froid et sec a dégagé le ciel, ce qui permet d'apercevoir de vastes étendues totalement enneigées.
Une partie de ces régions va connaître un redoux dans les prochains jours, et l'on peut espérer une amélioration de la situation. En attendant, les autorités évoquent un bilan de plus de 60 morts.
Posté le 31.01.2008 par meteoplus

En illustration : image Météo-France du satellite Météosat 7, hier matin, le 30 janvier. On y voit distinctement la grande île de Madagascar, et aussi l'île de la Réunion ainsi que l'île Maurice.
Le cyclone Gula, situé le plus au nord sur cette image, était alors au maximum de son intensité, classé 2 sur l'échelle de Saffir-Simpson. Depuis, il s'est affaibli et a retrogradé ce matin au stade de tempête tropicale. Il passe finalement un peu plus loin que prévu à l'est de l'île Maurice, et seule la houle est vraiment gênante. A présent, il se situe à un peu plus de 200 km à l'est de l'île Maurice et poursuit son chemin vers le sud.
Autre phénomène à remarquer : la dépression tropicale Fame, qui fait parler d'elle depuis un moment maintenant, puisque le week-end dernier, elle a provoqué d'importantes pluies sur les Comores. Elle est ensuite passée sur la partie sud de Madagascar et affecte maintenant l'île de la Réunion. Les effets ne sont pas dramatiques, car il ne s'agit plus d'un cyclone et le coeur du système tropical passe assez loin, mais le mauvais temps est bien sensible, avec du vent, une forte houle et des précipitations marquées qui font monter les cours d'eau. Le plus gros des intempéries est maintenant passé, car Fame s'éloigne vers le sud.
Posté le 12.01.2008 par meteoplus

Cette image satellite de la NOAA (météorologie américaine) nous montre les mauvaises conditions météorologiques qui ont affecté ou affectent encore le Moyen-Orient actuellement.
La semaine dernière, l'Iran et l'Afghanistan, situés beaucoup plus loin vers l'est, subissaient des chutes de neige record.
Ces 2 derniers jours, nous avons vu le président Bush arriver en Israël sous un ciel couvert et un temps plutôt froid. C'est ainsi que les massifs montagneux du Moyen-Orient se sont retrouvés fortement enneigés, et comme le ciel s'est dégagé depuis hier, toute cette neige est visible sur cette image satellite, au Liban et en Syrie. Les endroits enneigés sont notés, de manière à ne pas les confondre avec les nuages.
Il faut néanmoins savoir que la neige n'est pas un phénomène exceptionnel sur ces pays assez montagneux, et il y a même des stations de sports d'hiver au Liban (6 au total). D'ailleurs, le nom de Liban provient de "Lebnana", qui a pour origine un mot araméen signifiant "blanc", en référence à la blancheur de ses montagnes couvertes de neige de début décembre à fin mars. Et le Liban s'apprête à accueillir les 7èmes Jeux Asiatiques d'hiver en 2009. Le point culminant du Liban se situe à plus de 3000m, à seulement 50 km de la mer. Je vous laisse donc imaginer les conditions magnifiques de ski dans cette région, avec le soleil, la neige, et la vue sur la Méditerranée !
Chose plus inhabituelle, la neige est visible sur l'Irak, qui par ailleurs est aussi concerné par une énorme masse nuageuse. A Bagdad, il est même tombé des flocons, ce qui n'était jamais arrivé dans la capitale de mémoire d'habitant. Cette neige n'a pas tenu au sol, mais le seul fait d'observer la neige est extrêmement rare.
Posté le 02.01.2008 par meteoplus

En illustration : carte de l'anomalie de température en Europe par rapport à la moyenne. En rose et en rouge : zones excédentaires ; en bleu : zones déficitaires.
On constate que le mois de décembre 2007 aura été en général un peu plus froid que la normale sur une grande partie du continent européen. En revanche, un excédent important a concerné la Finlande, la Russie et les pays baltes.
J'en profite pour rappeler que les scientifiques estiment que les signes du réchauffement climatique doivent se manifester, entre autres, par des écarts de températures beaucoup plus importants au fur et à mesure que l'on se rapproche des régions polaires. La coïncidence pour ce mois de décembre 2007 est donc frappante.
En France, le mois de décembre 2007 aura été contrasté et marqué par des périodes de temps très différentes.
La première décade a été très douce, mais aussi très pluvieuse (excepté sur les régions méditerranéennes). Durant ces 10 jours, 2 tempêtes ont concerné les régions du nord, et la majeure partie des stations ont enregistré leur cumul mensuel de précipitations. Il était temps d'ailleurs que les pluies cessent car les cours d'eau commencaient à déborder un peu partout, et on a frôlé les inondations.
Le reste du mois a été anticyclonique, avec une première période de temps sec, ensoleillé mais de plus en plus froid, et marquée par de fortes gelées. La dernière décade a été plus humide et moins ensoleillée, avec le passage de 2 perturbations de faible activité qui ont donné quelques précipitations, et peu à peu, les températures sont remontées. La Corse a néanmoins connu un épisode perturbé plus important, donnant de la neige en abondance à basse altitude le 17, puis le 22, de fortes précipitations sur la partie est de l'île, avec à nouveau beaucoup de neige en altitude.
La neige justement, a été au rendez-vous en montagne sur l'ensemble des massifs. Elle est tombée à point nommé en début de mois, et n'a pas fondu grâce au refroidissement qui a suivi. Des conditions aussi favorables en matière d'enneigement pour aborder la saison de ski ne s'étaient pas vu depuis 10 ans.
En plaine, en revanche, la neige s'est faite rare : trop doux en début de mois, puis trop sec ensuite. Elle est apparue à 2 reprises : dans la basse vallée du Rhône et sur le Languedoc le 14, puis dans le nord-est, avec quelques pluies verglaçantes, le 26.
Le bilan thermique de ce mois de décembre ne s'éloigne pas beaucoup des moyennes saisonnières, mais il y a eu de fortes différences, avec une période très douce en début de mois, et une beaucoup plus froide aux alentours du 20. Mais finalement, tout cela s'équilibre à peu près sur l'ensemble du mois.
Concernant les températures minimales, elles sont généralement déficitaires, sauf à Nice (+0°8) et à Lille(+0°2). Le déficit le plus important est enregistré à Biarritz (-1°5). Cela s'explique par le nombre important de jours où le ciel a été dégagé, ce qui favorise le rayonnement nocturne, donc les températures matinales basses. Dans le nord-est, on a comptabilisé une quinzaine de jours d'affilée de gelée, et certaines stations comme Luxeuil ou Epinal sont passées en dessous des -10° plusieurs jours consécutifs. Des températures basses, certes, mais cette situation n'a rien d'exceptionnel non plus pour un mois de décembre.
Pour les températures maximales, le bilan est plus généralement légèrement positif, de l'ordre de +0°5 par rapport aux normales. Cependant, on observe un léger déficit sur le sud-ouest (-0°2 à -0°4), et un déficit plus marqué entre la plaine d'Alsace et le Lyonnais en passant par le val de Saône. L'écart maximal atteint -1°5 à Lyon. Cela est du à cette période de grisaille anticyclonique qui a persisté parfois plus d'une semaine, au cours de laquelle les températures maximales n'augmentaient pas. Ainsi, Dijon enregistre 8 jours sans dégel, et Lyon 9, alors qu'une ville comme Reims n'en comptabilise aucun.
Les précipitations se sont concentrées essentiellement sur la première décade. Malgré ce début de mois très pluvieux, le bilan du mois arrive tout juste aux normales de saison et se situe même assez souvent en dessous. Une fois encore, la région marseillaise se distingue avec un cumul de 12mm seulement. Le cumul annuel atteint seulement 307mm, et la situation de sécheresse est vraiment grave, car il s'agit de la seconde année consécutive avec un si fort déficit.
Enfin, dernier paramètre, l'ensoleillement, et il a son importance ce mois-ci car le temps a été particulièrement lumineux, surtout sur la moitié nord. Une situation plutôt agréable en cette saison d'ordinaire si grise. Une exception néanmoins : la plaine d'Alsace, la vallée de la Saône et le Lyonnais, où la grisaille a été si persistante. Certaines stations ont atteint 100h, par exemple à Brest. Dans le sud, décembre 2001 avait été plus ensoleillé.
Posté le 01.12.2007 par meteoplus

En illustration : courbe des températures de la ville de Pau par rapport aux moyennes saisonnières. Le bleu signifie un déficit, le rouge un excédent. Le sud-ouest a connu un mois de novembre plus froid que la normale. Un large quart sud-ouest est ainsi concerné, mais pas toute la France.
Ce mois de novembre aura été relativement calme, dominé par les situations anticycloniques.
On a quand même pu noter un épisode de fortes pluies méditerranéennes qui a donné des cumuls importants le 22, atteignant 50 à 100mm jusqu’en plaine en moyenne et basse vallée du Rhône. D'autre part, le vent a soufflé fort en Méditerranée, que ce soit le marin, le vent d'est, ou mistral et tramontane. Rien d’exceptionnel non plus.
Une offensive hivernale a eu lieu en milieu de mois. Entre le 16 et le 18, les températures étaient au plus bas, avec des gelées généralisées, et des valeurs pouvant atteindre -10° en certains endroits. Gelées sévères y compris au bord de la Méditerranée, avec -4° à Montpellier. Aucun record de froid cependant n’a été battu. Suite à cette offensive hivernale, un formidable redoux a été observé sur les régions allant du Centre-est à la Méditerranée. En 2 jours, les T° ont pu gagner 20° ; par effet de foehn, à St Girons, dans l’Ariège, on a relevé 22°3 le 20, alors que le 18 au matin, il faisait -8°. Quelle amplitude en si peu de temps !
Concernant les températures, ce mois de novembre présente quelques différences selon les régions. Ainsi, un léger excédent a été observé entre la Bretagne et l’extrême nord. En réalité, il n’y a pas eu de grande douceur, mais pas de grand froid non plus, et les températures ont été assez constantes. A Paris par exemple, aucune température n’a dépassé 15°, ce qui arrive en moyenne tous les 5 à 6 ans seulement.
Un léger excédent a également été constaté sur l’extrême sud-est. A Nice, si la situation continue et que le mois de décembre est doux, l’année 2007 sera alors la plus chaude jamais enregistrée.
La situation est totalement différente pour les régions allant du Massif Central au sud-ouest, avec là un déficit de température assez important, compris entre -1°5 et -2°, Biarritz enregistrant le plus fort écart à la moyenne, avec -2°2. A Bordeaux, la moyenne des températures minimales est de 3°5 : il faut remonter à 1985 pour trouver une moyenne plus basse (2°0). Toutefois, nous sommes loin des records, et à Biarritz par exemple, on retrouve la même chose en novembre 2004 et 2001. A Clermont-Ferrand, novembre 2001 avait été plus froid.
D’une manière générale, les températures minimales ont accusé un déficit plus important que les maximales. C’est le second mois consécutif où cette situation est observée. Il faut dire que le ciel a été souvent dégagé, et cela favorise le rayonnement nocturne. En contrepartie, ce mois de novembre a bénéficié d’un assez bon ensoleillement. Perpignan obtient le meilleur score, avec 232h, et Strasbourg est bon dernier avec 60h, mais c’est un chiffre tout à fait honorable. Au final, quasiment toute la France a connu un mois de novembre moins gris que d’habitude.
La pluviométrie a généralement été déficitaire, conséquence des situations anticycloniques à répétition.
Le déficit est particulièrement marqué dans le Midi, et surtout entre le Tarn-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales. Perpignan ne totalise qu’un cumul de 6mm, Montauban 9mm et Toulouse établit un record absolu pour un mois de novembre, avec 3mm seulement. Le précédent record était de 4mm et datait de 1978. Toulouse est véritablement passée au travers de tous les épisodes pluvieux.
A Biarritz, il tombe en moyenne 165mm au mois de novembre. Ce mois-ci, le chiffre est de 38mm, et comme il pleut beaucoup à Biarritz, ce cumul mensuel est carrément le plus faible observé depuis juillet 2005. Par rapport aux chiffres de novembre, sur ces 50 dernières années, on ne trouve que 2 autres mois plus secs (record : 16mm en novembre 1988).
S’il a plu un peu dans le sud-est, hélas, les cumuls ne suffisent pas à rattraper l’énorme déficit accumulé cette année. A Nice par exemple, il est tombé 51mm, pour une moyenne de 120mm. Il faudra donc encore de la pluie en décembre. Pour l’instant, cette pluie va surtout concerner les régions du nord en ce début de mois, avec du vent. Bref, on sent du changement par rapport à novembre….
Posté le 21.11.2007 par meteoplus

Chronique d'une catastrophe annoncée. Comme prévu, le cyclone Sidr la semaine dernière a frappé de plein fouet le Bangladesh et a provoqué des dégâts considérables ainsi que des victimes : un peu plus de 3 000 officiellement pour le moment, mais probablement 5 à 10 000 selon les organisation humanitaires sur place.
Régulièrement, le Bangladesh est confronté à des phénomènes climatiques engendrant des désastres. Le plus important fut celui de 1970 : 500 000 morts !
Le cyclone Sidr a complètement ravagé les 50 km situés en bordure de l'Océan Indien, là où les rafales de vent ont pu dépasser 200 km/h. Les habitations pour la plupart en tôles ou en bambous ne sont pas faites pour résister à de telles intempéries, sans compter les chutes d'arbres. Certains villages côtiers ont été totalement détruits.
L'aide internationale commence à s'organiser et à atteindre des régions de plus en plus reculées et isolées. Mais le travail à entreprendre est immense vu les dégâts provoqués et le nombre de victimes et de blessés. 7 millions de personnes sont dans le besoin, dont 3 à 4 millions complètement sinistrées.
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