Bilan climatique du mois de février 2008
Posté le 01.03.2008 par meteoplus
Si l'on devait retenir une chose de ce mois de février, ce serait cette très longue période anticyclonique, dont la conséquence majeure a été cette exceptionnelle période de journées ensoleillées d’une part, et la persistance d’un temps sec d’autre part. On reparle donc de sècheresse, alors que le début du mois de février avait été très pluvieux et que le mois de janvier avait représenté une petite pause dans la sècheresse sur une grande partie de la France.
Concernant les températures, février 2008 est un mois largement plus doux que la moyenne, et ce sont surtout les températures maximales qui font la différence, alors que les minimales ont souvent été basses avec de fréquentes gelées lors de ces journées de ciel dégagé. Au final, ce mois de février n’a rien d’exceptionnel, et nous restons loin des records de février 1990. Il est tout à fait comparable à celui de l'année dernière. Mais il survient après un mois de janvier déjà très doux, et sur l’ensemble de l’hiver, l’excédent est notable.
Les températures minimales connaissent un excédent modéré, du fait des nuits claires qui ont favorisé de fréquentes gelées. Si à Brest et Perpignan, la moyenne des températures minimales est conforme à la normale, l’écart atteint +2°0 à Toulouse, Bordeaux ou Lille.
Les températures maximales présentent en revanche un excédent beaucoup plus important, même si l'on a déjà vu d’autres mois de février aussi doux. Cet excédent se situe en général aux alentours de +4°0, avec une exception pour Nice, où il n’est que de +0°1 ! Parfois, néanmoins, les valeurs ne sont pas très éloignées de février 1990, par exemple à Toulouse où la moyenne des maximales de février 2008 est de 14°9, au lieu de 15°5 en 1990, et pour Perpignan, 15°8 cette année, pour 16°5 en 1990. Et la ville de Brest se paye le luxe de battre un record, avec une moyenne de 12°4, soit 0°2 supplémentaire par rapport à février 1990 !
Les précipitations sont en net déficit sur l’ensemble du pays. Les cumuls n’atteignent que 5mm à Perpignan, 6mm à Toulouse et 7mm à Clermont-Ferrand. A Toulouse, il faut remonter à 1949 pour trouver un mois de février aussi sec, et la situation est inquiétante, car c’est le second mois de l’hiver à être très sec, après les 3 mm de novembre, et des précipitations tout juste conformes aux normales en décembre et janvier.
Le risque de sècheresse est donc réel, dans le sud du pays particulièrement.
Enfin, l’ensoleillement a été l’élément le plus remarquable de ce mois de février. Parfois, les records de février 1975 ont même été battus : c'est le cas par exemple à Lyon avec 173h (161h en février 1975), à Bordeaux avec 185h (176h en février 1975), ou à Clermont-Ferrand avec 187h (173h en février 1975). Dans le nord, beaucoup de stations atteignent des valeurs de plus de 150h de soleil, ce qui correspond quand même aux chiffres d’insolation très médiocres enregistrés en juillet dernier !
Faisant suite à un mois de décembre particulièrement bien ensoleillé aussi, cet hiver est l’un des plus ensoleillés que nous ayons connu. Et c’est toujours agréable de voir le soleil briller largement plus que la normale en cette saison.
Cet hiver a également été beaucoup plus doux que la normale, mais moins que l’hiver précédent. Toutefois, c'est encore un de plus...
Quant aux précipitations, elles sont donc en déficit, et ce n’est pas bon d’avoir un hiver trop sec, car vous le savez, c’est la période où se reconstituent les nappes phréatiques. Cette sècheresse est surtout préoccupante sur la moitié sud du pays.
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