Posté le 15.11.2007 par meteoplus

Depuis quelques heures, le cyclone Sidr est arrivé sur le Bangladesh et le nord-est de l'Inde, dans l'état du Bengale, où se situe sa capitale, Calcutta.
Depuis mercredi, les autorités sont prévenues de l'arrivée du cyclone et elles se préparent tant bien que mal : des centaines de milliers de personnes ont déjà été évacuées mais il en reste beaucoup sur place, dans des conditions hélas peu avantageuses, car les habitations sont fragiles, construites le plus souvent en tôle ou en bambou. L'armée et des équipes médicales ont été mobilisés pour faire face aux premiers secours.
Le cyclone Sidr est extrêmement puissant, de catégorie 4 sur une échelle dont le maximum est 5. Il a pris naissance sur le golfe de Bengale et s'est dirigé vers le nord. Aujourd'hui, il abordait les côtes avec des rafales de vent qui pouvaient dépasser 200km/h et des pluies diluviennes. La mer est déchaînée, les météorologues locaux attendaient des vagues de 6 mètres. Lorsqu'il progressera dans l'intérieur des terres, le vent devrait très nettement faiblir, en revanche, les précipitations pourraient encore s'attarder un moment et provoquer des inondations, d'autant plus que la houle empêchera l'eau de s'écouler vers la mer.
Tout cela ne présage rien de bon et une véritable catastrophe humanitaire est à craindre sur ces régions très densément peuplées.
D'autres catastrophes ont déjà eu lieu, la plus importante étant celle de 1970, où le Bangladesh avait du déplorer près de 500 000 victimes !
Plus récemment, en 1999, l'état indien de l'Orissa avait dénombré près de 10 000 morts suite au passage d'un cyclone.
Espérons que le bilan ne soit pas aussi grave, mais l'inquiétude prévaut...
Posté le 04.11.2007 par meteoplus

Ce mois d’octobre 2007 aura été assez calme.
Il s’est caractérisé par de très longues périodes anticycloniques, entrecoupées de quelques épisodes pluvieux, les plus importants ayant concerné la Corse par 2 fois en fin de mois, et les régions du nord le 29. En début de mois, on a également observé de forts orages entre le Vexin et la Picardie principalement, ce qui explique l’excédent visible sur la carte d’illustration.
Mais d’une manière générale, la France a connu un net déficit des précipitations. La plaine d’Alsace a été l’endroit le moins arrosé : à Strasbourg, il n’est tombé que 6 mm, second mois d’octobre le plus sec après 1969 (2 mm). Dans le sud-est, hormis la Corse, malheureusement, la sécheresse persiste. Marseille n’enregistre que 3 jours de pluie, et le cumul annuel atteint pour l’instant 234 mm. Le record de 1967 (223 mm) est dépassé, mais l’année dernière avait été déjà très sèche (314 mm), et il est rare d’observer une sécheresse aussi importante 2 années de suite, d’où les inquiétudes et la poursuite des restrictions d’eau, notamment sur le département voisin du Var ; lui aussi concerné par ce manque de précipitations. La fin de l’année sera cruciale.
Hors de la France, on peut constater que le déficit pluviométrique a intéressé une grande partie du continent européen dans sa partie nord et ouest, les cumuls les plus faibles étant observés en Norvège, en Suède, en Allemagne et sur la côte portugaise. En revanche, l’Europe du sud-est, notamment les pays des Balkans, ont connu d’importantes précipitations, supérieures à 100 mm. Une bonne nouvelle pour des pays comme la Roumanie ou la Grèce qui souffrent d’une grave sécheresse. La façade méditerranéenne de l’Espagne a également connu de fortes pluies, et l’on se souvient des images des inondations d’Alicante.
Les températures sont restées très douces pendant la première moitié du mois, et parfois un peu au-delà pour les régions du sud. Les températures les plus élevées ont alors pu atteindre 27 à 28° entre l’Aquitaine et la Méditerranée, mais cette chaleur n’a pas pris de caractère exceptionnel, et on a déjà vu, notamment ces dernières années, des valeurs nettement plus élevées. Sur l’extrême nord, cette douceur a été assez relative : à Lille, le thermomètre n’a pas atteint 20°.
La seconde moitié du mois a vu les températures se rafraîchir très sensiblement et même rester assez longtemps en dessous des normales de saison, ce qui explique un bilan finalement légèrement négatif pour l’ensemble du mois sur la France. Ce déficit est peu important, compris entre 0 et -1°, pas davantage.
Généralement, les moyennes des températures maximales sont proches des normales, voire supérieures en certains endroits : c’est le cas par exemple à Brest (16°5 au lieu de 15°3 pour un mois d’octobre normal), et encore une fois dans le sud-est : à Marseille, la moyenne des températures maximales dépasse les normales de 1°3. Signalons au passage qu’à Marseille, il s’agit du 20éme mois consécutif supérieur à la moyenne, soit depuis mars 2006 !
Mais les températures minimales sont elles nettement plus basses, et elles expliquent le bilan général légèrement déficitaire.
Posté le 03.11.2007 par meteoplus

Le phénomène tropical Noël est décidément très surprenant.
Mlaheureusement, de jour en jour, le bilan s'alourdit. Haïti et la République Dominicaine comptabilisent désormais plus de 120 victimes, sans compter les sinistrés, soit plus de 80 000 personnes qui ne peuvent pas rejoindre leur domicile inondé. Les dégâts matériels sont énormes. L'île de Cuba est également concernée.
Depuis le 2 novembre, Noël s'est renforcé pour passer du stade de tempête tropicale à celui de cyclone de catégorie 1, au moment où il passait sur les Bahamas. Les vents à proximité du centre atteignent désormais des valeurs de 120 km/h en rafales, et le système continue à se renforcer légèrement bien qu'il arrive sur des eaux moins chaudes puisqu'il remonte vers le nord.
Cette dernière image satellite montre l'énorme masse nuageuse constituée par cet ouragan, qui longe les côtes américaines, sans les toucher. En revanche, plus au nord, une partie du Canada se trouve sur sa route : il s'agit de la province de Nouvelle-Ecosse. On y attend une violente tempête, qui passera ensuite au-dessus du golfe du St Laurent, puis sur le Labrador entre dimanche et lundi.
Au-delà de cette échéance, il est intéressant de voir que l'ex-cyclone Noël, qui ne sera plus alors qu'une simple dépression, continuera son chemin au-dessus du Groenland et finira par atteindre la Norvège mercredi prochain ! Il aura alors parcouru plusieurs milliers de km entre la mer des Caraïbes et le nord de l'Europe...
Posté le 28.10.2007 par meteoplus

Les incendies qui ont ravagé la Californie ces derniers jours ne sont pas encore terminés et menacent encore environ 20 000 habitations. Malgré tout, la situation n'est plus aussi critique.
Le bilan fait état de 7 morts et de 1800 bâtiments détruits. 203 000 hectares de forêt ont brûlé. Le coût est d'ores et déjà évalué à plus d'un milliard de dollars. Néanmoins, ce bilan reste inférieur aux incendies qui avaient ravagé la Californie fin 2003.
Concernant l'état de sécheresse de la Californie, le régime pluviométrique normal est quasiment nul entre le mois d'avril et le mois d'octobre. La fin de l'été et le début de l'automne sont donc toujours une période délicate, car tout est extrêmement sec, et c'est évidemment la période la plus propice aux incendies.
Cette année, la situation est d'autant plus critique que le déficit des précipitations a été constant depuis l'automne dernier. A Los Angeles, il n'est tombé que 110 mm depuis un an, pour une normale de 320 mm. Un vrai climat désertique !!
Posté le 01.10.2007 par meteoplus

Globalement, on peut dire que nous avons connu un assez beau mois de septembre, en raison d'un bon ensoleillement et de la persistance d'un temps sec, ce qui a permis de compenser la petite faiblesse des températures.
Ces dernières années, nous avions eu une belle série de mois de septembre chauds, et celui-ci se démarque un peu. La chaleur a été assez peu présente. A Lille, la température la plus élevée du mois a été seulement de 23°4, le 16. Sur les régions du nord, peu de jours ont dépassé 25°. Dans le sud-ouest, les 30° n'ont été dépassé qu'une seule fois, un peu plus près de la Méditerranée.
Concernant la moyenne des températures maximales, un déficit intéresse presque toute la France sauf l'extrême sud-est, en léger excédent. Ce déficit n'est pas très important, étant en général inférieur à 1°, mais il peut atteindre 2°, par exemple à Clermont-Ferrand.
Les températures minimales sont également plus basses que d'habitude. Au cours du mois ont été observées les premières gelées blanches, et la neige a fait une apparition remarquée en montagne à des altitudes assez basses au cours des journées des 27/28.
La ville d'Angers, après avoir connu un été particulièrement frais, se distingue encore au mois de septembre avec une moyenne des températures minimales de 9°2, soit la plus faible valeur depuis 1977 !
Mais c'est une exception, et sur le reste du pays, il ne faut pas remonter loin pour trouver un mois de septembre plus frais : c'était en 2001.
Après une série de plusieurs mois très pluvieux entre mai et août, la pluviosité s'est nettement calmée en septembre. Elle a un peu repris en fin de mois, on a même pu signaler quelques cumuls importants sur le Languedoc et en Normandie, mais globalement, c'est un mois assez sec. Voyez pour cela la carte du haut de la page qui montre nettement le déficit quasi généralisé sur la France (cliquez dessus pour l'agrandir).
Marseille se distingue une fois de plus, avec un cumul de 1mm seulement (les pluies sont passées plus à l'ouest), ce qui aggrave la situation de sécheresse du département des Bouches-du-Rhône, qui touche aussi les départements voisins, Vaucluse et Var. Habituellement, le mois de septembre marque la reprise des précipitations dans le domaine méditerranéen, hélas, ce n'est pas vraiment le cas cette année. A Marseille, néanmoins, on a déjà vu des mois de septembre totalement secs : en 1980 et 1985.
Enfin, l'insolation a été généreuse dans l'ensemble : près de 300h à Marseille, plus de 250h à Bordeaux. En général, l'excédent concerne toute la moitié sud ainsi que l'ouest du pays jusqu'à la Bretagne, et les frontières de l'est. En revanche, le soleil n'a pas beaucoup brillé entre le Bassin Parisien et les frontières du nord. A Lille, il ne s'est montré que 112h.
Ce mois de septembre aura été dans l'ensemble relativement calme et peu éloigné des moyennes de saison. Il est intéressant de noter que l'impression automnale s'est bien vite installée. Sur les régions du nord, cela est même visible : les arbres commencent à changer de couleur et à perdre leurs feuilles, il me semble, plus précocement que les années précédentes.
Posté le 12.09.2007 par meteoplus

Avec quelques jours de retard pour cause de vacances, voici le bilan du mois d’août.
Il a été caractérisé tout d'abord, comme en juillet, par un manque d’ensoleillement assez flagrant sur presque tout le pays, à l’exception notable de la Bretagne qui tire bien son épingle du jeu. Les régions de l’extrême sud ont connu un ensoleillement tout juste normal.
Faisant suite à un mois de juillet déjà assez gris, l’impression d’ensemble sur la période juillet/août laisse un goût d’été pourri.
D’autant plus que les précipitations se sont greffées au manque de soleil : l'excédent des précipitations atteint quasiment 2 fois la normale sur la moitié du territoire (voir carte ci-dessus).
Beaucoup de postes ont enregistré un nombre important de jours de pluie.
Signalons quelques chiffres remarquables : la station de Paris-Montsouris passe très près d’un record, avec 160mm tombés ce mois-ci, le record étant de 162mm en août 1931 (depuis 1873).
Biarritz enregistre 213mm, un chiffre élevé, mais il y a eu pire : 394mm en 1963.
Dijon accumule un troisième mois consécutif avec un cumul pluviométrique supérieur à 100mm, ce qui est exceptionnel.
A Angers, depuis le 1er janvier jusqu’au 31 août, il est déjà tombé 605mm, soit presque le cumul annuel moyen.
A l’inverse, près de la Méditerranée, la sécheresse a continué, notamment à Marseille : 5mm seulement. Depuis le début de l’année, la cité phocéenne n’a vu tomber que 178mm, une sécheresse vraiment remarquable, mais rien n’est joué, car tout peut basculer à l’automne. Nice est logée à la même enseigne, avec seulement 169mm de cumul annuel actuellement.
Quant aux températures, le bilan est mitigé.
Petite consolation, ce mois d’août est généralement moins frais que celui de l’année dernière, ce qui fait malgré tout deux mois d’août consécutifs en-dessous des normales, évènement qui n’était pas arrivé depuis les couples août 1985/86, ou août 1977/78 et 78/79.
La plupart des régions voient un déficit d’environ 0°5 à 1°, ce qui n'est pas énorme. Mais ce déficit est d’autant plus ressenti qu’il concerne les températures maximales, alors que les températures minimales sont le plus souvent dans les normales. Seul chiffre vraiment remarquable, celui d’Angers, où il faut remonter à 1985 pour retrouver un mois d’août aussi frais.
Pourtant, la chaleur a pu se montrer au cours de ce mois d’août. Durant les premiers jours, une forte chaleur s’installe un peu partout. Il fait 30 à 35° sur presque tout le pays. Le rafraîchissement est brutal, et la journée du 10 est exceptionnellement fraîche : 14° de maximum ce jour là à Clermont-Ferrand. Puis 2 autres vagues de chaleur vont concerner les régions du sud et aussi celles de l’est, l'une vers le 15 août, l'autre en fin de mois. Les valeurs relevées sont alors remarquables en basse vallée du Rhône, avec 38° à Marseille et 39° à Istres (vague de chaleur ayant fait l'objet d'un article encore disponible dans la rubrique "France").
Au final, si l'on excepte les régions méditerranéennes qui ont connu des conditions plus proches de la normale, ces deux mois d'été juillet/août présentent un bilan plutôt médiocre, avec un manque de soleil évident, des températures légèrement plus fraîches que les moyennes, et des précipitations en général excédentaires et abondantes. Le défaut de l'anticyclone des Açores est largement en cause.
Bref, un été médiocre, mais pas véritablement pourri : il y a eu quelques très belles journées. Les régions du sud affichent même un bilan tout à fait honorable. Mais après un printemps chaud et ensoleillé, l'été a fait pâle figure et n'a pas tenu ses promesses. De plus, les dernières années nous avaient plus généralement habitué à des étés plus lumineux et plus chauds.
Ainsi en va-t-il dans nos régions tempérées. Le réchauffement climatique a beau être à l'ordre du jour, il n'empêchera pas des retours de balancier allant vers le plus frais. Quoi de plus normal d'ailleurs, car n'oublions pas que tous les mois depuis septembre 2006 étaient excédentaires et que nous avons connu une série extraordinaire durant l'automne, l'hiver et le printemps précédents.
Posté le 28.08.2007 par meteoplus

La situation est devenue véritablement dramatique en Grèce. Les pompiers sont débordés par l'ampleur du sinistre et la liste de victimes s'allonge : plus d'une soixantaine désormais, du jamais vu dans ce pays.
On le voit sur l'image satellite de lundi après-midi, le nombre de foyers reste très élevé, les principaux se situant toujours sur l'ouest et le sud du Péloponnèse. Un autre foyer important concerne l'île d'Eubée, et le panache de fumée, poussé par des vents de nord-est, passait au-dessus de la capitale Athènes.
Quant au panache du fumée partant du Péloponnèse, il atteint les côtes de la Libye !
Dans le Péloponnèse, le site d'Olympie, classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, a été menacé mais l'incendie a pu être finalement maîtrisé, les autorités ayant privilégié la défense de ce site au détriment des habitations.
L'aide internationale a été sollicitée et commence à arriver.
Les conditions météorologiques sont marquées par un recul de la canicule observée ces derniers jours. Les températures retombent à des niveaux plus supportables, entre 30 et 33°. Malheureusement, cette baisse des températures s'effectue sans véritable changement de temps : une petite perturbation est passée sur le nord de la Grèce, évitant les régions incendiées. Il y a donc eu l'inconvénient dû au passage de la perturbation : le vent, sans en avoir l'avantage : la pluie. L'aide ne viendra pas du ciel !
Posté le 25.08.2007 par meteoplus

Voilà une image satellite fournie par la NOAA, agence météorologique américaine, qui est d'une précision remarquable. Elle date du 23/08.
Tous les points rouges correspondent aux foyers d'incendies. On constate qu'ils sont nombreux sur toute la côte nord de la Sicile, ainsi que sur le sud de la botte italienne, dans la région de Messine en Calabre. 4 personnes sont mortes, dont certaines qui avaient elles-même allumé ces incendies. La plupart sont en effet d'origine criminelle, indiquent les autorités italiennes.
D'autres foyers sont visibles en Albanie (les informations en parlent peu) ainsi qu'en Grèce, dans le Péloponnèse notamment. Là aussi, il semblerait que la plupart des incendies soient d'origine criminelle.
Depuis le 23, la situation s'est encore aggravée, et les pompiers grecs sont complètement débordés. Les autorités grecques ont demandé l'aide de l'union européenne ; des canadairs français sont en route. La région d'Athènes est maintenant menacée.
Le bilan devient dramatiquement élevé : on dénombre plus de 45 morts !
Ces incendies sont le résultat d'une situation persistante de sécheresse et de canicule concernant l'ensemble du domaine méditerranéen entre l'Italie et la Turquie. Pour ces prochaines journées, on attend une nette baisse des températures entre dimanche et lundi, mais pas de pluie.
Posté le 23.08.2007 par meteoplus

Dernier jour de vie pour Dean, qui est passé dans la nuit du 22 au 23 au stade de dépression tropicale. Sur l'image satellite du Mexique, on ne voyait plus qu'une masse nuageuse assez désorganisée.
Le nombre de victimes s'élève à plus d'une vingtaine : 2 pour la Martinique, 2 en République dominicaine, 4 à la Jamaïque, 9 en Haïti et 8 au Mexique. Les dégâts sont importants sur l'ensemble de ces pays. En Martinique, les bananeraies ont été complètement ravagées.
Dean est apparu au milieu de l'atlantique le 13 août, il aura donc eu une longévité de 10 jours, ce qui est loin d'être exceptionnel : c'est parce qu'il s'est déplacé très rapidement.
Sa pression minimale a atteint un niveau très bas : 906 hPa. Une valeur néanmoins assez éloignée du record, détenu par l'ouragan Wilma en 2005 (882 hPa).
Vous le savez peut-être, la liste des prénoms utilisés pour les cyclones est établie à l'avance, et elle tourne tous les 6 ans. Mais quand un cyclone provoque beaucoup de dégâts et des victimes, son nom n'est plus réutilisé. Ainsi, en 2013, la liste des prénoms de 2007 sera reprise, mais on ne retrouvera plus Dean, qui sera remplacé par un autre prénom commençant par la lettre D.
La saison cyclonique sur l'atlantique n'en est qu'à ses débuts, le point culminant se situant en septembre/début octobre. Mais déjà, la situation commence à s'activer : quelques jours après la naissance de Dean, la tempête tropicale Erin avait fait son apparition dans le golfe du Mexique et avait abordé le Texas. Elle a provoqué des inondations et on a dénombré pas moins de 20 morts à son passage, ce qui est considérable. Cette tempête tropicale s'est rapidement calmée au point de disparaître avant Dean.
Posté le 03.08.2007 par meteoplus

Les prévisions saisonnières nous avaient annoncé un été plus chaud que la normale. Elles se sont visiblement trompées.
En attendant de savoir ce que donnera le mois d’août, celui de juillet nous a fait déchanter et nous a rappelé que l’été pouvait avoir ses mauvaises périodes. L’année dernière déjà, après un mois de juillet incroyablement chaud, août avait été très frais. Cette année, c’est juillet qui se démarque.
Après des années d’étés très chauds, voilà peut-être ce qui n’est finalement qu’un début de retour à la normale : le climat de la France, ne l’oubions pas, est tempéré, et le temps de ces dernières semaines est tout à fait normal.
Ce mois de juillet s’est donc caractérisé par des températures souvent inférieures aux normales, si l’on excepte la forte pointe de chaleur aux alentours du 15 juillet. Sur le graphique en haut de cette page représentant les températures à Chartres, on distingue nettement la prédominance du bleu (températures déficitaires) sur le rouge (températures excédentaires).
Autres caractéristiques du temps de juillet : une humidité importante et un manque de soleil.
Cela est valable sur les 4/5ème du pays, mais pas autour de la Méditerranée, où les moyennes de températures ont même été légèrement supérieures aux normales, notamment sur les Alpes-Maritimes. On note donc un écart très important entre nos régions, typique des situations estivales où un flux d’ouest ou de nord-ouest prédomine durant plusieurs semaines. Cela s’était déjà produit durant le mois de juillet 1998 ou en 2000.
Globalement, les régions de l’ouest ont été les moins favorisées, et le tourisme a souffert de ces conditions météorologiques peu propices. Les chiffres en témoignent.
Concernant la moyenne des températures maximales, il s’agit du mois de juillet le plus frais à Angers depuis 1988, et à Bordeaux, depuis 1981 !!!
Sur le centre et le nord-est du pays, l’écart à la moyenne est moins déficitaire, et on trouve le mois de juillet 2000 un peu plus frais que celui-ci.
Signalons que la journée du 10 juillet a été particulièrement fraîche : par exemple, 15°2 de maximum à Lyon-Bron, ce qui n’était pas très éloigné des records (13°8 le 7 juillet 1996 et 14°0 le 18 juillet 1966 ; archives datant de 1920).
A l'inverse, le 22 juillet, Nice enregistrait une température de 36°3, une valeur record pour un mois de juillet depuis 1942. Le précédent record était de 35°9 et datait du 31 juillet 2005.
La pluviométrie est partout excédentaire, sauf en Méditerranée, où elle est quasiment inexistante (entre 1 et 5 mm seulement).
Depuis le début de l’année, la sécheresse est dramatique sur la région PACA. A Nice et Marseille, on a recueilli entre janvier et juillet respectivement 165 et 173mm de pluie : le déficit se situe entre 30 et 50% !! Globalement, sur la région, toutes les années sont déficitaires depuis 2003. Il s’agit donc de la cinquième année consécutive déficitaire, et l’on comprend alors la nécessité des mesures de restrictions d’eau décidées par les autorités.
Sur le reste de la France, la sécheresse est presque oubliée. Les prairies sont bien vertes, grâce à de nombreux jours de pluie.
A Brest, le mois de juin avait déjà été très arrosé, avec 159mm, et il s’agissait d’un record. Le mois de juillet continue dans la lancée : avec un cumul de 152mm, le précédent record de 137mm datant de 1991 est battu (depuis 1947).
Ailleurs, pas d’excès, et même une relative modération dans le sud-ouest qui n’a pas connu beaucoup de vagues orageuses, conséquence du manque de chaleur.
Autre motif d’impression médiocre pour ce mois de juillet : le manque de soleil, flagrant sur les régions du nord-ouest (125h à Brest seulement), un peu moins ailleurs : 180h à Lille, 200h à Bordeaux. Il y a même de beaux chiffres : 240h à Lyon, 380h à Nice !
En bref, un mois de juillet médiocre, mais pas catastrophique, avec des régions méditerranéennes qui font totalement exception.
Le mois dernier, j’évoquais une série de 10 mois consécutifs supérieurs à la moyenne sur la France entière. Elle est donc interrompue, sauf autour de la Méditerranée, où elle se poursuit.
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