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meteoplus
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Information et prévisions météorologiques sur la France et en Europe
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05.06.2007
Dernière mise à jour :
10.07.2008
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Climatologie

Bilan du mois d'août 2007

Posté le 12.09.2007 par meteoplus


Avec quelques jours de retard pour cause de vacances, voici le bilan du mois d’août.

Il a été caractérisé tout d'abord, comme en juillet, par un manque d’ensoleillement assez flagrant sur presque tout le pays, à l’exception notable de la Bretagne qui tire bien son épingle du jeu. Les régions de l’extrême sud ont connu un ensoleillement tout juste normal.

Faisant suite à un mois de juillet déjà assez gris, l’impression d’ensemble sur la période juillet/août laisse un goût d’été pourri.
D’autant plus que les précipitations se sont greffées au manque de soleil : l'excédent des précipitations atteint quasiment 2 fois la normale sur la moitié du territoire (voir carte ci-dessus).
Beaucoup de postes ont enregistré un nombre important de jours de pluie.

Signalons quelques chiffres remarquables : la station de Paris-Montsouris passe très près d’un record, avec 160mm tombés ce mois-ci, le record étant de 162mm en août 1931 (depuis 1873).
Biarritz enregistre 213mm, un chiffre élevé, mais il y a eu pire : 394mm en 1963.
Dijon accumule un troisième mois consécutif avec un cumul pluviométrique supérieur à 100mm, ce qui est exceptionnel.
A Angers, depuis le 1er janvier jusqu’au 31 août, il est déjà tombé 605mm, soit presque le cumul annuel moyen.

A l’inverse, près de la Méditerranée, la sécheresse a continué, notamment à Marseille : 5mm seulement. Depuis le début de l’année, la cité phocéenne n’a vu tomber que 178mm, une sécheresse vraiment remarquable, mais rien n’est joué, car tout peut basculer à l’automne. Nice est logée à la même enseigne, avec seulement 169mm de cumul annuel actuellement.

Quant aux températures, le bilan est mitigé.
Petite consolation, ce mois d’août est généralement moins frais que celui de l’année dernière, ce qui fait malgré tout deux mois d’août consécutifs en-dessous des normales, évènement qui n’était pas arrivé depuis les couples août 1985/86, ou août 1977/78 et 78/79.
La plupart des régions voient un déficit d’environ 0°5 à 1°, ce qui n'est pas énorme. Mais ce déficit est d’autant plus ressenti qu’il concerne les températures maximales, alors que les températures minimales sont le plus souvent dans les normales. Seul chiffre vraiment remarquable, celui d’Angers, où il faut remonter à 1985 pour retrouver un mois d’août aussi frais.

Pourtant, la chaleur a pu se montrer au cours de ce mois d’août. Durant les premiers jours, une forte chaleur s’installe un peu partout. Il fait 30 à 35° sur presque tout le pays. Le rafraîchissement est brutal, et la journée du 10 est exceptionnellement fraîche : 14° de maximum ce jour là à Clermont-Ferrand. Puis 2 autres vagues de chaleur vont concerner les régions du sud et aussi celles de l’est, l'une vers le 15 août, l'autre en fin de mois. Les valeurs relevées sont alors remarquables en basse vallée du Rhône, avec 38° à Marseille et 39° à Istres (vague de chaleur ayant fait l'objet d'un article encore disponible dans la rubrique "France").

Au final, si l'on excepte les régions méditerranéennes qui ont connu des conditions plus proches de la normale, ces deux mois d'été juillet/août présentent un bilan plutôt médiocre, avec un manque de soleil évident, des températures légèrement plus fraîches que les moyennes, et des précipitations en général excédentaires et abondantes. Le défaut de l'anticyclone des Açores est largement en cause.

Bref, un été médiocre, mais pas véritablement pourri : il y a eu quelques très belles journées. Les régions du sud affichent même un bilan tout à fait honorable. Mais après un printemps chaud et ensoleillé, l'été a fait pâle figure et n'a pas tenu ses promesses. De plus, les dernières années nous avaient plus généralement habitué à des étés plus lumineux et plus chauds.

Ainsi en va-t-il dans nos régions tempérées. Le réchauffement climatique a beau être à l'ordre du jour, il n'empêchera pas des retours de balancier allant vers le plus frais. Quoi de plus normal d'ailleurs, car n'oublions pas que tous les mois depuis septembre 2006 étaient excédentaires et que nous avons connu une série extraordinaire durant l'automne, l'hiver et le printemps précédents.




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Bilan météorologique du mois de juillet 2007

Posté le 03.08.2007 par meteoplus

Les prévisions saisonnières nous avaient annoncé un été plus chaud que la normale. Elles se sont visiblement trompées.

En attendant de savoir ce que donnera le mois d’août, celui de juillet nous a fait déchanter et nous a rappelé que l’été pouvait avoir ses mauvaises périodes. L’année dernière déjà, après un mois de juillet incroyablement chaud, août avait été très frais. Cette année, c’est juillet qui se démarque.

Après des années d’étés très chauds, voilà peut-être ce qui n’est finalement qu’un début de retour à la normale : le climat de la France, ne l’oubions pas, est tempéré, et le temps de ces dernières semaines est tout à fait normal.

Ce mois de juillet s’est donc caractérisé par des températures souvent inférieures aux normales, si l’on excepte la forte pointe de chaleur aux alentours du 15 juillet. Sur le graphique en haut de cette page représentant les températures à Chartres, on distingue nettement la prédominance du bleu (températures déficitaires) sur le rouge (températures excédentaires).
Autres caractéristiques du temps de juillet : une humidité importante et un manque de soleil.

Cela est valable sur les 4/5ème du pays, mais pas autour de la Méditerranée, où les moyennes de températures ont même été légèrement supérieures aux normales, notamment sur les Alpes-Maritimes. On note donc un écart très important entre nos régions, typique des situations estivales où un flux d’ouest ou de nord-ouest prédomine durant plusieurs semaines. Cela s’était déjà produit durant le mois de juillet 1998 ou en 2000.

Globalement, les régions de l’ouest ont été les moins favorisées, et le tourisme a souffert de ces conditions météorologiques peu propices. Les chiffres en témoignent.

Concernant la moyenne des températures maximales, il s’agit du mois de juillet le plus frais à Angers depuis 1988, et à Bordeaux, depuis 1981 !!!
Sur le centre et le nord-est du pays, l’écart à la moyenne est moins déficitaire, et on trouve le mois de juillet 2000 un peu plus frais que celui-ci.

Signalons que la journée du 10 juillet a été particulièrement fraîche : par exemple, 15°2 de maximum à Lyon-Bron, ce qui n’était pas très éloigné des records (13°8 le 7 juillet 1996 et 14°0 le 18 juillet 1966 ; archives datant de 1920).
A l'inverse, le 22 juillet, Nice enregistrait une température de 36°3, une valeur record pour un mois de juillet depuis 1942. Le précédent record était de 35°9 et datait du 31 juillet 2005.

La pluviométrie est partout excédentaire, sauf en Méditerranée, où elle est quasiment inexistante (entre 1 et 5 mm seulement).
Depuis le début de l’année, la sécheresse est dramatique sur la région PACA. A Nice et Marseille, on a recueilli entre janvier et juillet respectivement 165 et 173mm de pluie : le déficit se situe entre 30 et 50% !! Globalement, sur la région, toutes les années sont déficitaires depuis 2003. Il s’agit donc de la cinquième année consécutive déficitaire, et l’on comprend alors la nécessité des mesures de restrictions d’eau décidées par les autorités.

Sur le reste de la France, la sécheresse est presque oubliée. Les prairies sont bien vertes, grâce à de nombreux jours de pluie.
A Brest, le mois de juin avait déjà été très arrosé, avec 159mm, et il s’agissait d’un record. Le mois de juillet continue dans la lancée : avec un cumul de 152mm, le précédent record de 137mm datant de 1991 est battu (depuis 1947).
Ailleurs, pas d’excès, et même une relative modération dans le sud-ouest qui n’a pas connu beaucoup de vagues orageuses, conséquence du manque de chaleur.

Autre motif d’impression médiocre pour ce mois de juillet : le manque de soleil, flagrant sur les régions du nord-ouest (125h à Brest seulement), un peu moins ailleurs : 180h à Lille, 200h à Bordeaux. Il y a même de beaux chiffres : 240h à Lyon, 380h à Nice !

En bref, un mois de juillet médiocre, mais pas catastrophique, avec des régions méditerranéennes qui font totalement exception.
Le mois dernier, j’évoquais une série de 10 mois consécutifs supérieurs à la moyenne sur la France entière. Elle est donc interrompue, sauf autour de la Méditerranée, où elle se poursuit.

Bilan climatique du mois de juin 2007

Posté le 02.07.2007 par meteoplus

Et un de plus ! Un mois de nouveau excédentaire en terme de températures. La série se poursuit sans interruption depuis septembre, soit 10 mois consécutifs.
Si la fin du mois assez maussade sur les régions du nord a laissé une impression désagréable, il ne faut pas oublier que les 3 premières semaines ont été assez chaudes et sont restées constamment au-dessus des normales de saison. Ce qui explique ce bilan positif.
La journée du 19 notamment se distingue sur l’ensemble de la France par une poussée de chaleur, avec des températures quasiment partout supérieures à 30°. Néanmoins, cette chaleur n’a pas fait d’excès de mois-ci comme ce fût le cas les années précédentes. La canicule nous a épargné pour concerner le sud-est de l’Europe, de manière exceptionnelle d'ailleurs.

Pour les températures maximales, l’excédent se situe aux alentours de +0°5 à +1°0 pour la moitié ouest, +1°0 à +2°0 pour la moitié est, qui reste, comme au mois de mai, plus favorisée. Strasbourg se distingue avec un écart à la moyenne de +2°1.

Les températures minimales, en raison du ciel fréquemment couvert, sont encore plus excédentaires, le plus souvent entre +1°5 à +2°0, jusqu’à +2°7 pour Strasbourg et Lille.

Le revers de la médaille : l’ensoleillement est déficitaire, à l’exception des régions méditerranéennes qui ont connu une belle fin de mois, au contraire du reste de la France.

Il s’agit en général d’un mois de juin assez pluvieux. Les précipitations ont été marquées par des épisodes orageux fréquents et parfois violents. La grêle a pu occasionner d'importants dégâts parfois, par exemple en Alsace. Des coulées de boue et des inondations ont concerné les département du Nord et de l'Aisne.
Finalement, beaucoup de stations enregistrent des cumuls de pluie supérieurs à 100mm.
Près de la Méditerranée, la situation est différente. C’est le début de l’habituelle sécheresse estivale. A Perpignan, il n’est tombé que 7 mm au cours de ce mois, 20 mm à Nice et 30 à Marseille (dont 29 sur la seule journée du 15). A l’inverse, on relève une pluviométrie importante sur le nord-ouest : 104 mm à Angers, on n’avait pas vu autant de pluie en juin depuis 1993 ; et 159 mm à Brest : c’est un record ! Le précédent était de 144 mm en 1997.

Par rapport aux années précédentes, après les mois de juin 2003, 2004, 2005 et 2006 très chauds, l’édition 2007 est beaucoup plus modérée dans la chaleur. Pour beaucoup de stations, il s’agit même du mois de juin le « moins chaud » depuis 1999 ou 2001. Toutefois, depuis 1998, TOUS les mois de juin en France affichent des températures supérieures aux normales, et nous n’en avons pas connu de véritablement frais depuis 1997.
Autour de la Méditerranée, cette série est remarquable : à Marseille, la moyenne des températures maximales est de 28°5 sur cette période de 10 ans, au lieu de 26°0 normalement. Au milieu s’intercale l’exceptionnel juin 2003 avec sa moyenne de 31°9 !
Dans le nord, la situation est différente : c’est davantage la longueur de la série qui est remarquable. Ainsi à Lille, c’est le 12ème mois de juin consécutif supérieur à la normale (parfois de peu comme en 97, 98, 99 et 2001). A Paris, c’est le 10ème. Une situation qui n’est pourtant pas inédite. La capitale a enregistré 14 mois de juin consécutifs plus chauds que la normale entre 1930 et 1943 !

Bilan du printemps 2007

Posté le 17.06.2007 par meteoplus

Sans surprise, les statistiques météo annoncent que nous avons battu un nouveau record : celui du printemps le plus chaud sur l'ensemble de la France. Après un mois de mars relativement doux (malgré la petite offensive hivernale du 19 au 25), et le mois d'avril historique, on se doutait que cela risquait bien d'arriver. Effectivement, le mois de mai a confirmé en terme de douceur, même si l'impression a pu être assez défavorable après cet exceptionnel mois d'avril (voir l'article sur le bilan du mois de mai).
Les chiffres sont éloquents : avec un excédent de +2°1, le printemps 2007 devance 2003 (+1°7) et 1999 (+1°5)

Plus inquiétant : le printemps 2007 arrive en tête des printemps les plus chauds après que nous ayons battu les records de l'hiver et de l'automne les plus doux. Trois saisons d'affilée arrivant en tête, on croit rêver ! On dirait que la machine climatique commence à s'affoler et à s'emballer !

A titre d'illustration supplémentaire, intéressons-nous à la moyenne des températures mensuelles maximales à la station de Paris-Montsouris, comparée aux moyennes de la période 1970-1999 (celle-ci déjà plus chaude que la précédente 1960-1989).
On constate que depuis le mois d'avril 2006, les moyennes sont toujours au-dessus des normales, sauf pour le mois d'août 2006. De nombreux mois connaissent des excédents importants, par exemple juin 2006, mais aussi septembre et octobre 2006, puis janvier et février 2007, et encore plus juillet 2006 et avril 2007.
Cette série est véritablement exceptionnelle au regard des archives météorologiques. Pourtant, à Paris, on peut en trouver une autre sensiblement identique, qui est celle allant d'avril 1947 à mai 1948. En effet, cette période comptabilise 14 mois consécutifs qui sont restés supérieurs aux normales, dont 10 les ont dépassés d’au moins 1°5, avec un mois record (mars 1948).

2007 fera-t-elle mieux ? C’est bien parti, car le mois de juin connaîtra immanquablement un excédent thermique ; pour l’instant, il est même important, avec +2°0 (pour les maximales). Et les modèles météorologiques saisonniers nous prévoient un été plus chaud que la normale.

Un mois de mai pas si mauvais que cela !

Posté le 06.06.2007 par meteoplus
Après un mois d'avril exceptionnel, il fallait s'y attendre, le mois de mai était un peu plus maussade. Il a même été très pluvieux, ce qui a renforcé cette impression d'avoir connu un mois de mai médiocre. Le soleil a été beaucoup moins généreux, mais que pouvait-on faire face à un mois d'avril si ensoleillé (plus de 340h par exemple à Strasbourg, record absolu tous mois confondus). Enfin, sur la plupart des régions, le mois d'avril a été plus chaud que le mois de mai.
Et pourtant, les statistiques montrent que ce moi de mai n'a rien de pourri : partout sur la France, les températures sont en excédent par rapport aux normales de saison. L'excédent est plus important sur les régions de l'est qui ont bénéficié de davantage de jours de chaleur, que sur celles de l'ouest. Surtout, l'excédent est plus important pour les températures minimales que pour les maximales, ce qui a rendu cet excédent moins perceptible.
Quelques exemples concrets : à Bordeaux, la moyenne des températures maximales s'élève à 20°4, c'est à peine plus que la normale ; on retrouve la même moyenne à Paris, ce qui est assez inhabituel. Dans l'est, les moyennes sont plus élevées : 21°0 à Dijon, 22°2 à Strasbourg (c'est un tout petit peu moins qu'en avril - 22°4, mais c'est encore 3°0 de plus que la normale d'un mois de mai), enfin, 24°4 à Marseille, où l'on est à 0°6 du record (25°0 en mai 1989 et 2003).

Côté précipitations, c'est le grand écart avec le mois d'avril, tout du moins pour les régions d'un large quart nord-est où il avait été totalement sec ou presque. Le mois de mai a inversé totalement la tendance, permettant à la nature de retrouver une belle couleur verte. Les cumuls de pluie ont parfois dépassé 100mm en raison d'épisodes orageux intenses. Rien d'exceptionnel toutefois : le mois de mai est, rappelons-le, le mois le plus pluvieux de l'année dans le régime pluviométrique de presque toute la moitié nord.
Bonne nouvelle : même les abords de la Méditerranée ont pu bénéficier de quelques pluies, pas trop abondantes, mais toujours souhaitables à la veille de l'inévitable sécheresse estivale. A Marseille, il n'avait pas plu autant de tout l'hiver.
En certains endroits, les précipitations sont vraiment importantes : 188mm à Lyon, ce qui n'était pas arrivé depuis 1988, et 142mm à Bordeaux où l'on était pas très loin du record (153mm en 1984).

D'une manière générale, ce mois de mai poursuit la très longue série de mois plus chauds que la normale, qui a commencé, en gros, en avril 2006, avec une exception pour le mois d'août. Une période véritablement exceptionnelle, puisque dans cet intervalle, nous avons connu le mois de juillet le plus chaud de ces 50 dernières années, septembre arrive second, de même qu'octobre et novembre, puis février, enfin avril se permet d'arriver en première position. Une telle série n'a pas d'équivalent. Lorsque les températures passent en-dessous des normales de saison, elles n'y restent pas plus d'une semaine, et elles sont compensées par des périodes de chaleur largement plus longues.
Le mois de juin est très bien parti pour afficher un nouvel excédent thermique. Et les prévisions saisonnières annoncent un été chaud !!!
La conférence du G8 actuellement en Allemagne aura de bonnes raisons d'aborder le thème du réchauffement climatique...
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