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Information et prévisions météorologiques sur la France et en Europe
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05.06.2007
Dernière mise à jour :
04.05.2008
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Climatologie

Bilan climatique du mois d'avril 2008

Posté le 04.05.2008 par meteoplus


En illustration : carte NOAA représentant l'écart à la moyenne des précipitations. La France se situe généralement dans une zone d'excédent, mais pas toujours. Font exception le Nord-Pas-de-Calais, le Roussillon, et surtout la Corse. Plus globalement, le centre de la Méditerranée a connu un mois d'avril très sec entre la Corse, le Maghreb et la côte est espagnole. Quel contraste avec le Portugal où les précipitations ont été abondantes. Autre zone touchée par un manque de précipitations : les pays scandinaves. Dans le même temps, l'Ukraine et la Roumanie ont profité de pluies marquées qui enrayent quelque peu la terrible sècheresse de l'an dernier.

Le bilan de ce mois d'avril est très contrasté. Evidemment, après les records d'avril 2007, celui-ci ne pouvait pas rivaliser. En règle générale d'ailleurs, la fraîcheur a dominé une grande partie du mois, avant le coup de chaleur de la fin de mois. Ceci est valable surtout pour les régions du nord, et spécialement celles du nord-est, car le sud a profité de températures beaucoup plus clémentes qui font de ce mois d'avril un mois plus doux que la normale.

Dans le détail, voyons tout d'abord les températures minimales. L'écart à la normale est presque partout légèrement positif, à l'exception de Brest. Les dernières gelées se sont généralement produites vers le 7, soit une date tout à fait normale, ou vers les 16/17, ce qui est un peu plus tardif. Notons qu'il y a eu 4 gelées durant ce mois à Brest, c'est à peine croyable ! Et 5 gelées à Clermont-Ferrand : c'est beaucoup, mais un peu plus logique à cet endroit plus continental. Enfin, il y a eu un micro-évènement pour la station de Paris-Montsouris, qui a enregistré une gelée le 7 avril, ce qui n'était pas arrivé depuis 1996, et pour une date aussi tardive, depuis 1986 !

Les températures maximales vont d'un déficit d'environ -1° dans le nord-est, jusqu'à un excédent dépassant +1° sur le sud-ouest et autour de la Méditerranée. Finalement, la pointe de chaleur de la fin de mois qui a aussi concerné les régions du nord a permis de compenser en partie la fraîcheur observée le reste du mois.
Rien de remarquable donc : après les excès de l'an dernier, nous avons rejoint cette année une situation plus conforme aux normales.

L'ensoleillement n'a pas été très généreux, sauf autour de la Méditerranée, spécialement à Perpignan, qui totalise 239h d'insolation. A Perpignan, ce mois d'avril a été très agréable puisqu'il y a eu peu d'épisodes de tramontane, un bel ensoleillement, et des températures dépassant la moyenne ; il a peu plu aussi, mais là, il aurait fallu de la pluie, car l'hiver a été sec dans la région, et cela est de mauvaise augure pour la saison estivale qui se présente.

Concernant les précipitations, le mois d'avril a été un peu dans la continuité du mois de mars, c'est à dire plutôt pluvieux. Mis à part quelques exceptions, les précipitations ont été fréquentes et abondantes, spécialement du centre au nord-est. On est loin des records, mais les excédents sont significatifs. Tant mieux pour les nappes phréatiques et pour la nature. Les cours d'eau sont restés à un niveau élevé pour la saison.

Enfin, ce que l'on retiendra surtout de ce mois d'avril pour certains d'entre nous, ce sont les chutes de neige tardives qui se sont produites le 7 sur les régions du nord et du nord-est. Les quantités ont parfois été impressionnantes en Seine-Maritime et sur le Pas-de-Calais, avec plus de 15 à 20cm. En région parisienne, après un hiver soit trop doux soit trop sec, c'était même la première fois de la saison que la neige tenait au sol ! Les massifs montagneux ont également connu des chutes de neige très importantes qui ont permis de prolonger la saison de ski.

Durant ce mois d'avril 2008, le printemps a donc eu plus de mal à concrétiser son arrivée dans le nord-est, alors que les régions du sud ont pu bénéficier de conditions beaucoup plus clémentes, avec davantage de soleil et surtout des températures plus douces, voire carrément estivales parfois. Dans le nord et le nord-est, ce mois d'avril a été le plus frais depuis 2001.

Bilan climatique du mois de mars 2008

Posté le 05.04.2008 par meteoplus


En illustration : carte NOAA, représentant l'écart à la moyenne des températures en mars. Sur l’Europe, on constate que la partie nord-ouest a connu un léger déficit ou des températures proches de la normale, tandis que les températures ont été nettement plus douces que la moyenne sur la partie est de l’Europe : l’excédent atteint +3° de la Turquie à la Russie.

Il ressort généralement de ce mois de mars une impression mitigée, hormis sur la zone méditerranéenne où les conditions ont été tout à fait normales pour la saison ; on y observe même un léger excédent thermique, et, hélas, un déficit pluviométrique qui n’est pas de bonne augure ; il n’a pas assez plu cet hiver encore une fois autour de la Méditerranée.

Le contraste a été d’autant plus saisissant que le mois de février avait été particulièrement doux et ensoleillé. Or, ce mois de mars a été assez frais, surtout pour les températures maximales, et généralement très gris. Les 100h d’ensoleillement sont difficilement atteintes, alors qu’à Marseille ou Nice, le quota est rempli, avec plus de 200h. Côté températures, quelques stations enregistrent une moyenne des maximales inférieure à celle de février : c’est le cas notamment à Toulouse, où cette moyenne est de 2° inférieure à celle du mois précédent !

Si le sud-est a connu un temps plus sec, ce n’est pas le cas du reste de la France, où le temps a été assez humide et pluvieux. Les fleuves ont eu d’ailleurs un débit élevé et il s’en est fallu de peu que certains débordent.

Quant aux températures, les minimales sont partout excédentaires, généralement de +0°5 à +1°0. Les gelées n’ont pas été très nombreuses, et la couverture nuageuse récurrente explique cet excédent.
Les maximales en revanche, sauf autour de la Méditerranée, affichent un léger déficit généralement situé autour de -0°5. Globalement, nous ne sommes donc pas très éloignés des moyennes, mais ce qui a frappé durant ce mois de mars, c’est cette offensive hivernale tardive, entre le 21 et le 24, surtout dans l’est. A cette occasion, de nombreuses régions de plaine ont connu des chutes de neige, parfois pour la première et unique fois de la saison. En montagne, les quantités de neige ont été très importantes en certains endroits, et il n’avait pas autant neigé depuis début décembre.

Bilan climatique du mois de février 2008

Posté le 01.03.2008 par meteoplus


Si l'on devait retenir une chose de ce mois de février, ce serait cette très longue période anticyclonique, dont la conséquence majeure a été cette exceptionnelle période de journées ensoleillées d’une part, et la persistance d’un temps sec d’autre part. On reparle donc de sècheresse, alors que le début du mois de février avait été très pluvieux et que le mois de janvier avait représenté une petite pause dans la sècheresse sur une grande partie de la France.

Concernant les températures, février 2008 est un mois largement plus doux que la moyenne, et ce sont surtout les températures maximales qui font la différence, alors que les minimales ont souvent été basses avec de fréquentes gelées lors de ces journées de ciel dégagé. Au final, ce mois de février n’a rien d’exceptionnel, et nous restons loin des records de février 1990. Il est tout à fait comparable à celui de l'année dernière. Mais il survient après un mois de janvier déjà très doux, et sur l’ensemble de l’hiver, l’excédent est notable.

Les températures minimales connaissent un excédent modéré, du fait des nuits claires qui ont favorisé de fréquentes gelées. Si à Brest et Perpignan, la moyenne des températures minimales est conforme à la normale, l’écart atteint +2°0 à Toulouse, Bordeaux ou Lille.

Les températures maximales présentent en revanche un excédent beaucoup plus important, même si l'on a déjà vu d’autres mois de février aussi doux. Cet excédent se situe en général aux alentours de +4°0, avec une exception pour Nice, où il n’est que de +0°1 ! Parfois, néanmoins, les valeurs ne sont pas très éloignées de février 1990, par exemple à Toulouse où la moyenne des maximales de février 2008 est de 14°9, au lieu de 15°5 en 1990, et pour Perpignan, 15°8 cette année, pour 16°5 en 1990. Et la ville de Brest se paye le luxe de battre un record, avec une moyenne de 12°4, soit 0°2 supplémentaire par rapport à février 1990 !

Les précipitations sont en net déficit sur l’ensemble du pays. Les cumuls n’atteignent que 5mm à Perpignan, 6mm à Toulouse et 7mm à Clermont-Ferrand. A Toulouse, il faut remonter à 1949 pour trouver un mois de février aussi sec, et la situation est inquiétante, car c’est le second mois de l’hiver à être très sec, après les 3 mm de novembre, et des précipitations tout juste conformes aux normales en décembre et janvier.
Le risque de sècheresse est donc réel, dans le sud du pays particulièrement.

Enfin, l’ensoleillement a été l’élément le plus remarquable de ce mois de février. Parfois, les records de février 1975 ont même été battus : c'est le cas par exemple à Lyon avec 173h (161h en février 1975), à Bordeaux avec 185h (176h en février 1975), ou à Clermont-Ferrand avec 187h (173h en février 1975). Dans le nord, beaucoup de stations atteignent des valeurs de plus de 150h de soleil, ce qui correspond quand même aux chiffres d’insolation très médiocres enregistrés en juillet dernier !

Faisant suite à un mois de décembre particulièrement bien ensoleillé aussi, cet hiver est l’un des plus ensoleillés que nous ayons connu. Et c’est toujours agréable de voir le soleil briller largement plus que la normale en cette saison.

Cet hiver a également été beaucoup plus doux que la normale, mais moins que l’hiver précédent. Toutefois, c'est encore un de plus...

Quant aux précipitations, elles sont donc en déficit, et ce n’est pas bon d’avoir un hiver trop sec, car vous le savez, c’est la période où se reconstituent les nappes phréatiques. Cette sècheresse est surtout préoccupante sur la moitié sud du pays.


Bilan climatique de janvier 2008

Posté le 06.02.2008 par meteoplus


En illustration : carte de la NOAA, présentant l'anomalie de température du mois de janvier en Europe par rapport à la normale. En rose et rouge : les zones excédentaires. En bleu : les zones déficitaires. Toute l'Europe a bénéficié d'un mois de janvier doux, à de très rares exceptions près. Il faut aller du côté de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Turquie pour trouver un mois de janvier plus froid que la normale. Partout ailleurs, la France est au diapason de ses voisins européens. L'excédent, une fois encore, atteint des sommets en Scandinavie : +5° sur la Finlande et une partie de la Suède.

Avec ce mois de janvier 2008, la douceur hivernale se rappelle à notre souvenir. Un souvenir très proche d’ailleurs, car le mois de janvier 2007 (et même l’hiver entier) avait été exceptionnellement doux.
Celui-ci n’en est pas très loin et compte parmi les mois de janvier les plus doux, sans toutefois atteindre les records de l’an dernier.

2 mois de janvier consécutifs avec un tel excédent, ce n’est pas chose courante, le seul précédent étant le couple janvier 1974 et 1975.

L’excédent des températures minimales est le plus « modéré ». Il atteint quand même le plus souvent +2°0, et Lille se distingue, avec +3°8 par rapport aux normales. Mais nous sommes loin des valeurs de l’an dernier et des records.

Pour les températures maximales, l’excédent est là beaucoup plus important.
En moyenne, il est d’environ +3°0. Nice est l’exception, avec un excédent de seulement +0°5 par rapport à un mois de janvier normal. Mais, à l’inverse, l’excédent dépassée +4°0 à Clermont-Ferrand et Strasbourg. Dans la cité auvergnate, la moyenne des températures maximales, 11°0, représente même un record, battant les 10°9 de janvier 1948. Petit record, mais record tout de même. A Brest, même valeur de 11°0 : le record de l’année dernière est égalé.
A Perpignan, où il fait jusqu’à 22° durant ce mois de janvier, la moyenne atteint 14°9, troisième valeur la plus élevée, pas très loin des 15°2 de 1975 et des 15°1 de l’année dernière. Les régions du sud, et surtout méditerranéennes, ont connu dans la seconde moitié du mois des conditions véritablement printanières. La nature ne s’y trompe pas et commence déjà à s’éveiller, ce qui est bien précoce.

A Clermont-Ferrand, ce mois de janvier aura été particulier à plus d’un titre. On y enregistre également un ensoleillement record : 142h, autant qu’à Marseille ! Ce fût également l’endroit le plus sec en France, avec un cumul pluviométrique atteignant tout juste 10 mm. Si cette valeur n’a rien d’exceptionnel pour Clermont-Ferrand qui connaît de fréquentes sécheresses hivernales (toute la plaine de la Limagne est concernée), cela dénote par rapport au reste du pays, où les cumuls de pluie sont normaux, et même le plus souvent légèrement excédentaires.
L’autre exception, dans l’autre sens cette fois-ci, c’est la ville de Nice, qui enregistre un cumul de 183 mm (sur les 16 premiers jours seulement). On a déjà connu des mois de janvier plus arrosés à Nice, mais cette valeur importante n’a pas été observée depuis longtemps. 183 mm, c’est l’équivalent de 8 mois de précipitations de l’année dernière ! Le sud-est a donc bien besoin de ces pluies.

Avec cette douceur, la neige en plaine a bien sûr été extrêmement rare. Et l’enneigement en moyenne montagne a un peu souffert de cette douceur. Pourtant, les périodes perturbées ont pu donner beaucoup de neige à certains moments, et les Alpes ont été particulièrement servies, notamment le sud des Alpes, ce qui n’arrive pas tous les ans. La station d’Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes, est restée coupée du monde pendant une journée entière le 14 ; il est tombé 2m50 de neige en haut de la station.

C’était l’un des évènements marquants de ce mois de janvier. On peut également citer les précipitations abondantes de la première quinzaine qui ont commencé à faire déborder des cours d’eau, notamment en Bretagne, mais le retour de conditions anticycloniques a permis à la situation de ne plus empirer. Enfin, il y a eu une belle tempête hivernale le 15, qui a donné des rafales de vent supérieures à 100 km/h sur une grande partie des régions du nord. Et bien sûr, la douceur incroyable de la fin de mois dans le sud-est.

Bilan climatique du mois de décembre 2007

Posté le 02.01.2008 par meteoplus


En illustration : carte de l'anomalie de température en Europe par rapport à la moyenne. En rose et en rouge : zones excédentaires ; en bleu : zones déficitaires.
On constate que le mois de décembre 2007 aura été en général un peu plus froid que la normale sur une grande partie du continent européen. En revanche, un excédent important a concerné la Finlande, la Russie et les pays baltes.
J'en profite pour rappeler que les scientifiques estiment que les signes du réchauffement climatique doivent se manifester, entre autres, par des écarts de températures beaucoup plus importants au fur et à mesure que l'on se rapproche des régions polaires. La coïncidence pour ce mois de décembre 2007 est donc frappante.

En France, le mois de décembre 2007 aura été contrasté et marqué par des périodes de temps très différentes.

La première décade a été très douce, mais aussi très pluvieuse (excepté sur les régions méditerranéennes). Durant ces 10 jours, 2 tempêtes ont concerné les régions du nord, et la majeure partie des stations ont enregistré leur cumul mensuel de précipitations. Il était temps d'ailleurs que les pluies cessent car les cours d'eau commencaient à déborder un peu partout, et on a frôlé les inondations.

Le reste du mois a été anticyclonique, avec une première période de temps sec, ensoleillé mais de plus en plus froid, et marquée par de fortes gelées. La dernière décade a été plus humide et moins ensoleillée, avec le passage de 2 perturbations de faible activité qui ont donné quelques précipitations, et peu à peu, les températures sont remontées. La Corse a néanmoins connu un épisode perturbé plus important, donnant de la neige en abondance à basse altitude le 17, puis le 22, de fortes précipitations sur la partie est de l'île, avec à nouveau beaucoup de neige en altitude.

La neige justement, a été au rendez-vous en montagne sur l'ensemble des massifs. Elle est tombée à point nommé en début de mois, et n'a pas fondu grâce au refroidissement qui a suivi. Des conditions aussi favorables en matière d'enneigement pour aborder la saison de ski ne s'étaient pas vu depuis 10 ans.
En plaine, en revanche, la neige s'est faite rare : trop doux en début de mois, puis trop sec ensuite. Elle est apparue à 2 reprises : dans la basse vallée du Rhône et sur le Languedoc le 14, puis dans le nord-est, avec quelques pluies verglaçantes, le 26.

Le bilan thermique de ce mois de décembre ne s'éloigne pas beaucoup des moyennes saisonnières, mais il y a eu de fortes différences, avec une période très douce en début de mois, et une beaucoup plus froide aux alentours du 20. Mais finalement, tout cela s'équilibre à peu près sur l'ensemble du mois.

Concernant les températures minimales, elles sont généralement déficitaires, sauf à Nice (+0°8) et à Lille(+0°2). Le déficit le plus important est enregistré à Biarritz (-1°5). Cela s'explique par le nombre important de jours où le ciel a été dégagé, ce qui favorise le rayonnement nocturne, donc les températures matinales basses. Dans le nord-est, on a comptabilisé une quinzaine de jours d'affilée de gelée, et certaines stations comme Luxeuil ou Epinal sont passées en dessous des -10° plusieurs jours consécutifs. Des températures basses, certes, mais cette situation n'a rien d'exceptionnel non plus pour un mois de décembre.

Pour les températures maximales, le bilan est plus généralement légèrement positif, de l'ordre de +0°5 par rapport aux normales. Cependant, on observe un léger déficit sur le sud-ouest (-0°2 à -0°4), et un déficit plus marqué entre la plaine d'Alsace et le Lyonnais en passant par le val de Saône. L'écart maximal atteint -1°5 à Lyon. Cela est du à cette période de grisaille anticyclonique qui a persisté parfois plus d'une semaine, au cours de laquelle les températures maximales n'augmentaient pas. Ainsi, Dijon enregistre 8 jours sans dégel, et Lyon 9, alors qu'une ville comme Reims n'en comptabilise aucun.

Les précipitations se sont concentrées essentiellement sur la première décade. Malgré ce début de mois très pluvieux, le bilan du mois arrive tout juste aux normales de saison et se situe même assez souvent en dessous. Une fois encore, la région marseillaise se distingue avec un cumul de 12mm seulement. Le cumul annuel atteint seulement 307mm, et la situation de sécheresse est vraiment grave, car il s'agit de la seconde année consécutive avec un si fort déficit.

Enfin, dernier paramètre, l'ensoleillement, et il a son importance ce mois-ci car le temps a été particulièrement lumineux, surtout sur la moitié nord. Une situation plutôt agréable en cette saison d'ordinaire si grise. Une exception néanmoins : la plaine d'Alsace, la vallée de la Saône et le Lyonnais, où la grisaille a été si persistante. Certaines stations ont atteint 100h, par exemple à Brest. Dans le sud, décembre 2001 avait été plus ensoleillé.

Bilan du mois de novembre 2007

Posté le 01.12.2007 par meteoplus



En illustration : courbe des températures de la ville de Pau par rapport aux moyennes saisonnières. Le bleu signifie un déficit, le rouge un excédent. Le sud-ouest a connu un mois de novembre plus froid que la normale. Un large quart sud-ouest est ainsi concerné, mais pas toute la France.

Ce mois de novembre aura été relativement calme, dominé par les situations anticycloniques.
On a quand même pu noter un épisode de fortes pluies méditerranéennes qui a donné des cumuls importants le 22, atteignant 50 à 100mm jusqu’en plaine en moyenne et basse vallée du Rhône. D'autre part, le vent a soufflé fort en Méditerranée, que ce soit le marin, le vent d'est, ou mistral et tramontane. Rien d’exceptionnel non plus.

Une offensive hivernale a eu lieu en milieu de mois. Entre le 16 et le 18, les températures étaient au plus bas, avec des gelées généralisées, et des valeurs pouvant atteindre -10° en certains endroits. Gelées sévères y compris au bord de la Méditerranée, avec -4° à Montpellier. Aucun record de froid cependant n’a été battu. Suite à cette offensive hivernale, un formidable redoux a été observé sur les régions allant du Centre-est à la Méditerranée. En 2 jours, les T° ont pu gagner 20° ; par effet de foehn, à St Girons, dans l’Ariège, on a relevé 22°3 le 20, alors que le 18 au matin, il faisait -8°. Quelle amplitude en si peu de temps !

Concernant les températures, ce mois de novembre présente quelques différences selon les régions. Ainsi, un léger excédent a été observé entre la Bretagne et l’extrême nord. En réalité, il n’y a pas eu de grande douceur, mais pas de grand froid non plus, et les températures ont été assez constantes. A Paris par exemple, aucune température n’a dépassé 15°, ce qui arrive en moyenne tous les 5 à 6 ans seulement.
Un léger excédent a également été constaté sur l’extrême sud-est. A Nice, si la situation continue et que le mois de décembre est doux, l’année 2007 sera alors la plus chaude jamais enregistrée.

La situation est totalement différente pour les régions allant du Massif Central au sud-ouest, avec là un déficit de température assez important, compris entre -1°5 et -2°, Biarritz enregistrant le plus fort écart à la moyenne, avec -2°2. A Bordeaux, la moyenne des températures minimales est de 3°5 : il faut remonter à 1985 pour trouver une moyenne plus basse (2°0). Toutefois, nous sommes loin des records, et à Biarritz par exemple, on retrouve la même chose en novembre 2004 et 2001. A Clermont-Ferrand, novembre 2001 avait été plus froid.

D’une manière générale, les températures minimales ont accusé un déficit plus important que les maximales. C’est le second mois consécutif où cette situation est observée. Il faut dire que le ciel a été souvent dégagé, et cela favorise le rayonnement nocturne. En contrepartie, ce mois de novembre a bénéficié d’un assez bon ensoleillement. Perpignan obtient le meilleur score, avec 232h, et Strasbourg est bon dernier avec 60h, mais c’est un chiffre tout à fait honorable. Au final, quasiment toute la France a connu un mois de novembre moins gris que d’habitude.

La pluviométrie a généralement été déficitaire, conséquence des situations anticycloniques à répétition.
Le déficit est particulièrement marqué dans le Midi, et surtout entre le Tarn-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales. Perpignan ne totalise qu’un cumul de 6mm, Montauban 9mm et Toulouse établit un record absolu pour un mois de novembre, avec 3mm seulement. Le précédent record était de 4mm et datait de 1978. Toulouse est véritablement passée au travers de tous les épisodes pluvieux.
A Biarritz, il tombe en moyenne 165mm au mois de novembre. Ce mois-ci, le chiffre est de 38mm, et comme il pleut beaucoup à Biarritz, ce cumul mensuel est carrément le plus faible observé depuis juillet 2005. Par rapport aux chiffres de novembre, sur ces 50 dernières années, on ne trouve que 2 autres mois plus secs (record : 16mm en novembre 1988).
S’il a plu un peu dans le sud-est, hélas, les cumuls ne suffisent pas à rattraper l’énorme déficit accumulé cette année. A Nice par exemple, il est tombé 51mm, pour une moyenne de 120mm. Il faudra donc encore de la pluie en décembre. Pour l’instant, cette pluie va surtout concerner les régions du nord en ce début de mois, avec du vent. Bref, on sent du changement par rapport à novembre….

Bilan du mois d'octobre 2007

Posté le 04.11.2007 par meteoplus


Ce mois d’octobre 2007 aura été assez calme.

Il s’est caractérisé par de très longues périodes anticycloniques, entrecoupées de quelques épisodes pluvieux, les plus importants ayant concerné la Corse par 2 fois en fin de mois, et les régions du nord le 29. En début de mois, on a également observé de forts orages entre le Vexin et la Picardie principalement, ce qui explique l’excédent visible sur la carte d’illustration.
Mais d’une manière générale, la France a connu un net déficit des précipitations. La plaine d’Alsace a été l’endroit le moins arrosé : à Strasbourg, il n’est tombé que 6 mm, second mois d’octobre le plus sec après 1969 (2 mm). Dans le sud-est, hormis la Corse, malheureusement, la sécheresse persiste. Marseille n’enregistre que 3 jours de pluie, et le cumul annuel atteint pour l’instant 234 mm. Le record de 1967 (223 mm) est dépassé, mais l’année dernière avait été déjà très sèche (314 mm), et il est rare d’observer une sécheresse aussi importante 2 années de suite, d’où les inquiétudes et la poursuite des restrictions d’eau, notamment sur le département voisin du Var ; lui aussi concerné par ce manque de précipitations. La fin de l’année sera cruciale.

Hors de la France, on peut constater que le déficit pluviométrique a intéressé une grande partie du continent européen dans sa partie nord et ouest, les cumuls les plus faibles étant observés en Norvège, en Suède, en Allemagne et sur la côte portugaise. En revanche, l’Europe du sud-est, notamment les pays des Balkans, ont connu d’importantes précipitations, supérieures à 100 mm. Une bonne nouvelle pour des pays comme la Roumanie ou la Grèce qui souffrent d’une grave sécheresse. La façade méditerranéenne de l’Espagne a également connu de fortes pluies, et l’on se souvient des images des inondations d’Alicante.

Les températures sont restées très douces pendant la première moitié du mois, et parfois un peu au-delà pour les régions du sud. Les températures les plus élevées ont alors pu atteindre 27 à 28° entre l’Aquitaine et la Méditerranée, mais cette chaleur n’a pas pris de caractère exceptionnel, et on a déjà vu, notamment ces dernières années, des valeurs nettement plus élevées. Sur l’extrême nord, cette douceur a été assez relative : à Lille, le thermomètre n’a pas atteint 20°.
La seconde moitié du mois a vu les températures se rafraîchir très sensiblement et même rester assez longtemps en dessous des normales de saison, ce qui explique un bilan finalement légèrement négatif pour l’ensemble du mois sur la France. Ce déficit est peu important, compris entre 0 et -1°, pas davantage.

Généralement, les moyennes des températures maximales sont proches des normales, voire supérieures en certains endroits : c’est le cas par exemple à Brest (16°5 au lieu de 15°3 pour un mois d’octobre normal), et encore une fois dans le sud-est : à Marseille, la moyenne des températures maximales dépasse les normales de 1°3. Signalons au passage qu’à Marseille, il s’agit du 20éme mois consécutif supérieur à la moyenne, soit depuis mars 2006 !
Mais les températures minimales sont elles nettement plus basses, et elles expliquent le bilan général légèrement déficitaire.

Bilan du mois de septembre 2007

Posté le 01.10.2007 par meteoplus



Globalement, on peut dire que nous avons connu un assez beau mois de septembre, en raison d'un bon ensoleillement et de la persistance d'un temps sec, ce qui a permis de compenser la petite faiblesse des températures.

Ces dernières années, nous avions eu une belle série de mois de septembre chauds, et celui-ci se démarque un peu. La chaleur a été assez peu présente. A Lille, la température la plus élevée du mois a été seulement de 23°4, le 16. Sur les régions du nord, peu de jours ont dépassé 25°. Dans le sud-ouest, les 30° n'ont été dépassé qu'une seule fois, un peu plus près de la Méditerranée.

Concernant la moyenne des températures maximales, un déficit intéresse presque toute la France sauf l'extrême sud-est, en léger excédent. Ce déficit n'est pas très important, étant en général inférieur à 1°, mais il peut atteindre 2°, par exemple à Clermont-Ferrand.

Les températures minimales sont également plus basses que d'habitude. Au cours du mois ont été observées les premières gelées blanches, et la neige a fait une apparition remarquée en montagne à des altitudes assez basses au cours des journées des 27/28.

La ville d'Angers, après avoir connu un été particulièrement frais, se distingue encore au mois de septembre avec une moyenne des températures minimales de 9°2, soit la plus faible valeur depuis 1977 !
Mais c'est une exception, et sur le reste du pays, il ne faut pas remonter loin pour trouver un mois de septembre plus frais : c'était en 2001.

Après une série de plusieurs mois très pluvieux entre mai et août, la pluviosité s'est nettement calmée en septembre. Elle a un peu repris en fin de mois, on a même pu signaler quelques cumuls importants sur le Languedoc et en Normandie, mais globalement, c'est un mois assez sec. Voyez pour cela la carte du haut de la page qui montre nettement le déficit quasi généralisé sur la France (cliquez dessus pour l'agrandir).

Marseille se distingue une fois de plus, avec un cumul de 1mm seulement (les pluies sont passées plus à l'ouest), ce qui aggrave la situation de sécheresse du département des Bouches-du-Rhône, qui touche aussi les départements voisins, Vaucluse et Var. Habituellement, le mois de septembre marque la reprise des précipitations dans le domaine méditerranéen, hélas, ce n'est pas vraiment le cas cette année. A Marseille, néanmoins, on a déjà vu des mois de septembre totalement secs : en 1980 et 1985.

Enfin, l'insolation a été généreuse dans l'ensemble : près de 300h à Marseille, plus de 250h à Bordeaux. En général, l'excédent concerne toute la moitié sud ainsi que l'ouest du pays jusqu'à la Bretagne, et les frontières de l'est. En revanche, le soleil n'a pas beaucoup brillé entre le Bassin Parisien et les frontières du nord. A Lille, il ne s'est montré que 112h.

Ce mois de septembre aura été dans l'ensemble relativement calme et peu éloigné des moyennes de saison. Il est intéressant de noter que l'impression automnale s'est bien vite installée. Sur les régions du nord, cela est même visible : les arbres commencent à changer de couleur et à perdre leurs feuilles, il me semble, plus précocement que les années précédentes.

Bilan du mois d'août 2007

Posté le 12.09.2007 par meteoplus


Avec quelques jours de retard pour cause de vacances, voici le bilan du mois d’août.

Il a été caractérisé tout d'abord, comme en juillet, par un manque d’ensoleillement assez flagrant sur presque tout le pays, à l’exception notable de la Bretagne qui tire bien son épingle du jeu. Les régions de l’extrême sud ont connu un ensoleillement tout juste normal.

Faisant suite à un mois de juillet déjà assez gris, l’impression d’ensemble sur la période juillet/août laisse un goût d’été pourri.
D’autant plus que les précipitations se sont greffées au manque de soleil : l'excédent des précipitations atteint quasiment 2 fois la normale sur la moitié du territoire (voir carte ci-dessus).
Beaucoup de postes ont enregistré un nombre important de jours de pluie.

Signalons quelques chiffres remarquables : la station de Paris-Montsouris passe très près d’un record, avec 160mm tombés ce mois-ci, le record étant de 162mm en août 1931 (depuis 1873).
Biarritz enregistre 213mm, un chiffre élevé, mais il y a eu pire : 394mm en 1963.
Dijon accumule un troisième mois consécutif avec un cumul pluviométrique supérieur à 100mm, ce qui est exceptionnel.
A Angers, depuis le 1er janvier jusqu’au 31 août, il est déjà tombé 605mm, soit presque le cumul annuel moyen.

A l’inverse, près de la Méditerranée, la sécheresse a continué, notamment à Marseille : 5mm seulement. Depuis le début de l’année, la cité phocéenne n’a vu tomber que 178mm, une sécheresse vraiment remarquable, mais rien n’est joué, car tout peut basculer à l’automne. Nice est logée à la même enseigne, avec seulement 169mm de cumul annuel actuellement.

Quant aux températures, le bilan est mitigé.
Petite consolation, ce mois d’août est généralement moins frais que celui de l’année dernière, ce qui fait malgré tout deux mois d’août consécutifs en-dessous des normales, évènement qui n’était pas arrivé depuis les couples août 1985/86, ou août 1977/78 et 78/79.
La plupart des régions voient un déficit d’environ 0°5 à 1°, ce qui n'est pas énorme. Mais ce déficit est d’autant plus ressenti qu’il concerne les températures maximales, alors que les températures minimales sont le plus souvent dans les normales. Seul chiffre vraiment remarquable, celui d’Angers, où il faut remonter à 1985 pour retrouver un mois d’août aussi frais.

Pourtant, la chaleur a pu se montrer au cours de ce mois d’août. Durant les premiers jours, une forte chaleur s’installe un peu partout. Il fait 30 à 35° sur presque tout le pays. Le rafraîchissement est brutal, et la journée du 10 est exceptionnellement fraîche : 14° de maximum ce jour là à Clermont-Ferrand. Puis 2 autres vagues de chaleur vont concerner les régions du sud et aussi celles de l’est, l'une vers le 15 août, l'autre en fin de mois. Les valeurs relevées sont alors remarquables en basse vallée du Rhône, avec 38° à Marseille et 39° à Istres (vague de chaleur ayant fait l'objet d'un article encore disponible dans la rubrique "France").

Au final, si l'on excepte les régions méditerranéennes qui ont connu des conditions plus proches de la normale, ces deux mois d'été juillet/août présentent un bilan plutôt médiocre, avec un manque de soleil évident, des températures légèrement plus fraîches que les moyennes, et des précipitations en général excédentaires et abondantes. Le défaut de l'anticyclone des Açores est largement en cause.

Bref, un été médiocre, mais pas véritablement pourri : il y a eu quelques très belles journées. Les régions du sud affichent même un bilan tout à fait honorable. Mais après un printemps chaud et ensoleillé, l'été a fait pâle figure et n'a pas tenu ses promesses. De plus, les dernières années nous avaient plus généralement habitué à des étés plus lumineux et plus chauds.

Ainsi en va-t-il dans nos régions tempérées. Le réchauffement climatique a beau être à l'ordre du jour, il n'empêchera pas des retours de balancier allant vers le plus frais. Quoi de plus normal d'ailleurs, car n'oublions pas que tous les mois depuis septembre 2006 étaient excédentaires et que nous avons connu une série extraordinaire durant l'automne, l'hiver et le printemps précédents.

Bilan météorologique du mois de juillet 2007

Posté le 03.08.2007 par meteoplus

Les prévisions saisonnières nous avaient annoncé un été plus chaud que la normale. Elles se sont visiblement trompées.

En attendant de savoir ce que donnera le mois d’août, celui de juillet nous a fait déchanter et nous a rappelé que l’été pouvait avoir ses mauvaises périodes. L’année dernière déjà, après un mois de juillet incroyablement chaud, août avait été très frais. Cette année, c’est juillet qui se démarque.

Après des années d’étés très chauds, voilà peut-être ce qui n’est finalement qu’un début de retour à la normale : le climat de la France, ne l’oubions pas, est tempéré, et le temps de ces dernières semaines est tout à fait normal.

Ce mois de juillet s’est donc caractérisé par des températures souvent inférieures aux normales, si l’on excepte la forte pointe de chaleur aux alentours du 15 juillet. Sur le graphique en haut de cette page représentant les températures à Chartres, on distingue nettement la prédominance du bleu (températures déficitaires) sur le rouge (températures excédentaires).
Autres caractéristiques du temps de juillet : une humidité importante et un manque de soleil.

Cela est valable sur les 4/5ème du pays, mais pas autour de la Méditerranée, où les moyennes de températures ont même été légèrement supérieures aux normales, notamment sur les Alpes-Maritimes. On note donc un écart très important entre nos régions, typique des situations estivales où un flux d’ouest ou de nord-ouest prédomine durant plusieurs semaines. Cela s’était déjà produit durant le mois de juillet 1998 ou en 2000.

Globalement, les régions de l’ouest ont été les moins favorisées, et le tourisme a souffert de ces conditions météorologiques peu propices. Les chiffres en témoignent.

Concernant la moyenne des températures maximales, il s’agit du mois de juillet le plus frais à Angers depuis 1988, et à Bordeaux, depuis 1981 !!!
Sur le centre et le nord-est du pays, l’écart à la moyenne est moins déficitaire, et on trouve le mois de juillet 2000 un peu plus frais que celui-ci.

Signalons que la journée du 10 juillet a été particulièrement fraîche : par exemple, 15°2 de maximum à Lyon-Bron, ce qui n’était pas très éloigné des records (13°8 le 7 juillet 1996 et 14°0 le 18 juillet 1966 ; archives datant de 1920).
A l'inverse, le 22 juillet, Nice enregistrait une température de 36°3, une valeur record pour un mois de juillet depuis 1942. Le précédent record était de 35°9 et datait du 31 juillet 2005.

La pluviométrie est partout excédentaire, sauf en Méditerranée, où elle est quasiment inexistante (entre 1 et 5 mm seulement).
Depuis le début de l’année, la sécheresse est dramatique sur la région PACA. A Nice et Marseille, on a recueilli entre janvier et juillet respectivement 165 et 173mm de pluie : le déficit se situe entre 30 et 50% !! Globalement, sur la région, toutes les années sont déficitaires depuis 2003. Il s’agit donc de la cinquième année consécutive déficitaire, et l’on comprend alors la nécessité des mesures de restrictions d’eau décidées par les autorités.

Sur le reste de la France, la sécheresse est presque oubliée. Les prairies sont bien vertes, grâce à de nombreux jours de pluie.
A Brest, le mois de juin avait déjà été très arrosé, avec 159mm, et il s’agissait d’un record. Le mois de juillet continue dans la lancée : avec un cumul de 152mm, le précédent record de 137mm datant de 1991 est battu (depuis 1947).
Ailleurs, pas d’excès, et même une relative modération dans le sud-ouest qui n’a pas connu beaucoup de vagues orageuses, conséquence du manque de chaleur.

Autre motif d’impression médiocre pour ce mois de juillet : le manque de soleil, flagrant sur les régions du nord-ouest (125h à Brest seulement), un peu moins ailleurs : 180h à Lille, 200h à Bordeaux. Il y a même de beaux chiffres : 240h à Lyon, 380h à Nice !

En bref, un mois de juillet médiocre, mais pas catastrophique, avec des régions méditerranéennes qui font totalement exception.
Le mois dernier, j’évoquais une série de 10 mois consécutifs supérieurs à la moyenne sur la France entière. Elle est donc interrompue, sauf autour de la Méditerranée, où elle se poursuit.
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