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meteoplus
Description du blog :
Bilans météorologiques sur la France
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
05.06.2007
Dernière mise à jour :
22.01.2019
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Par Ahmed Mohamed, le 26.11.2019
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Par Osvalda Venturi, le 25.09.2019
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Par Osvalda Venturi, le 25.09.2019
salve a tutti e a tutti io sono una donna d'affari che offro prestiti alle persone bisognose e che è in grado
Par Osvalda Venturi, le 25.09.2019
Ainsi s’achève cette année 2018 exceptionnelle ; bien partie pour battre le record de l’année la plus chaude, le mois de décembre qui vient de s’achever a bien confirmé la tendance et enfoncé le clou. Il s’agit en outre du 9ème mois consécutif plus chaud que la normale, une série inédite !
Le début du mois est pluvieux, notamment dans le Nord-est qui en avait besoin suite à un automne sec. Il est également marqué par une grande douceur : le 2, il fait 16° à Paris, le 3, 20° en Corse et 21° à Perpignan, avec également un nouveau record mensuel de douceur nocturne à Lille avec 12°1. Le 4, les 20° sont atteints tout autour de la Méditerranée, puis le piémont pyrénéen le 5 avec 21°5 à Tarbes. Les jours suivants, le vent souffle fort, d’abord sur les côtes de la Manche (rafale de 144km/h à Caen au passage d’un front froid), puis dans le sud-est, surtout le 9 (jusqu'à 186 km/h au cap corse) ; mais ce vent provoque également du foehn ce qui permet à la station de Bastia d’enregistrer un maximum de 22°7 le 9.
A partir du 10, la situation devient un peu plus anticyclonique et les températures baissent nettement ; les gelées se généralisent le 12 avec l’arrivé d’un air continental plus froid. Celui-ci résiste à l’avancée d’une perturbation le 13 qui est obligée de passer sur le sud ; cette situation permet de forts écarts de t° entre le nord et le sud. On assiste à un gros redoux le 15, puis le 16 avec la reprise d’un flux océanique perturbé. Après le 20, ce flux océanique orienté au sud-ouest amène de l’air très doux, surtout dans le sud : le 21, il fait 18° à Biarritz, puis le 22 17° à St Etienne et 21° à Perpignan : le 23 : encore 21° à Perpignan et davantage encore sur des stations du réseau secondaire des Pyrénées-Orientales ; le 24 : 21° à Montpellier et Calvi.
Le 25, un puissant anticyclone s’installe solidement et va perdurer jusqu’à la fin de l’année. Avec lui, les t° baissent fortement sur le nord, mais pas forcément dans le sud ni en altitude avec un phénomène d’inversion thermique. Cela donne de grands écarts entre les régions, par exemple le 26 où il fait -3° de maxi à Nancy mais 15° à Aurillac et 17° au pied des Pyrénées ; il n’y a pas de dégel encore les 27 et 28 dans le nord-est alors qu’on atteint 15° dans le sud-est ; enfin le 30, il fait 2° à Toulouse mais 19° à Perpignan !
Les températures maximales sont en net excédent sur l’ensemble du territoire, allant de +1°5 à Marseille jusqu’à +3°0 pour Perpignan. La capitale catalane, avec une moyenne des t° maximales de 15°9 enregistre d’ailleurs un nouveau record (le précédent était de 15°6 en décembre 2015).
Même constat pour les températures minimales malgré de grands écarts durant le mois entre des périodes extrêmement douces et des gelées qui ont été assez présentes (jusqu’à 13 jours à Strasbourg quand même) et modérées (-7°0 à Dijon le 13 ainsi qu’à Reims le 26). Mais globalement, la douceur l’emporte, avec des excédents partout : +0°2 seulement à Marseille, mais souvent au-delà de +2°0, et jusqu’à +3°0 pour Angers et +3°3 pour Bordeaux.
Concernant les précipitations, on note une reprise des pluies sur la moitié nord mais sans excès particuliers, les cumuls mensuels étant souvent proches des normales. Il a plu en revanche plus que la moyenne à Limoges avec 142mm et Brest (167mm).
Les chiffres de l’insolation ont inversé la tendance de novembre puisque le domaine méditerranéen a retrouvé un bel ensoleillement, jusqu’à 169h pour Marseille. A l’inverse, le ciel est resté souvent gris dans le nord, et surtout sur le nord-ouest ; d’ailleurs, avec 19h de soleil seulement, Brest bat non seulement son record du mois de décembre le moins ensoleillé, mais il s’agit également d’un nouveau record tous mois confondus.
Une fois encore la France a connu un mois plus doux que la normale, le 8ème consécutif !! Cette année est donc bien partie pour devenir la plus chaude jamais observée. Malgré tout, la douceur a été contrebalancée par un petit épisode hivernal entre le 18 et le 22, et on retiendra aussi de ce mois de novembre une reprise du flux atlantique qui a permis un arrosage plus régulier des sols (sauf sur l’extrême nord-est encore épargné). Les régions méditerranéennes ont encore connu des épisodes pluvieux à répétition, faisant de cet automne une saison exceptionnellement humide.
Jusqu’au 13, des conditions humides prédominent, dans une certaine douceur. Celle-ci se manifeste surtout à partir du 4 sur le sud, se généralise le 5 (22° à Auxerre ; températures minimales records dans le sud-est), puis se cantonne à l’extrême nord le 6 (20°3 à Lille qui bat son record mensuel). Il pleut abondamment près de la Méditerranée les 5 et 6 puis à nouveau les 8 et 9, tandis qu’une tempête affecte la Bretagne le 9. La douceur augmente d’un cran le 11 : il fait 21° à Clermont-Ferrand et 23°6 à Pau. Le 12, il fait extrêmement doux dans l’Est, avec plus de 20° entre la Lorraine et la Bourgogne, jusqu’à 22°2 à Vichy, 23° à Chambéry, 23°5 à Ajaccio. Le 13, la grande douceur ne concerne plus que le sud-est avec 22°8 à Carpentras.
Les conditions anticycloniques reprennent le dessus à partir du 14. Le flux qui s’oriente au nord-est amène de l’air continental plus froid, néanmoins il progresse lentement et ne parvient sur l’extrême sud que le 18. Durant cette période, on assiste donc à d’importants contrastes thermiques entre le nord-est et le sud-ouest : le 15, il fait 6° à Strasbourg mais 23° à Biarritz ; le 17 est le dernier jour de grande douceur avec encore 22°à Biarritz.
La situation se dégrade nettement avec une goutte froide qui s’installe sur la France, provoquant une très nette chute des températures ; la neige apparaît même temporairement en plaine le 20 ; de fortes pluies intéressent le Roussillon le 17, puis la vallée du Rhône le 19. Le 21, à la faveur d’un ciel plus dégagé, les températures minimales chutent pour atteindre -8° dans la Creuse, mais dans le même temps, la douceur revient déjà dans le sud.
La dernière décade est marquée par un flux de sud-ouest plus ou moins perturbé : un nouvel épisode de pluies méditerranéennes concerne le Var le 22 puis le Gard et la Lozère le 23, de bonnes pluies arrosent le nord-ouest la journée du 27, et les régions du sud connaissent à nouveau des températures assez douces (22° à Ajaccio le 23, et, par effet de foehn, 24°1 à Oloron Ste Marie le 29).
Les températures maximales présentent un excédent généralisé, allant de seulement +0°3 pour Paris jusqu’à +2°1 pour Marseille. C’est sur la partie Est et Sud du pays que ces excédents sont les plus élevés, malgré quelques journées bien froides dans le nord-est. Si en valeur absolue les températures les plus élevées n’ont pas été exceptionnelles (hormis quelques cas isolés comme à Lille, Dijon ou Grenoble) on dénombre jusqu’à 6 jours ayant dépassé 20° à Marseille ou à Biarritz.
Pour les températures minimales, certaines stations enregistrent un léger déficit : c’est le cas à Reims (-0°2) ou Brest (-0°6). Partout ailleurs, les moyennes se situent au-dessus des normales, atteignant +2°1 à Clermont-Ferrand et +3°1 à Marseille, une valeur remarquable mais qui n’atteint pas le record datant de 2014. Le nombre de jours de gel est à peu près normal, on dénombre jusqu’à 8 gelées à Reims.
Les pluies encore une fois ont abondamment concerné le sud-est avec 145mm à Nice et Marseille, 206mm à Nîmes, 224mm à Montélimar, ainsi qu’une partie du littoral atlantique (194mm à Brest). En revanche, dans le nord-est, la situation de « sécheresse » se poursuit avec un cumul mensuel de 21mm seulement pour Strasbourg, un déficit qui continue donc de s’accumuler depuis le début de l’été. Globalement, le temps plus humide a permis aux nappes phréatiques de se recharger.
L’insolation a été très atypique avec un déficit très marqué sur les régions méditerranéennes et de nombreuses valeurs représentant des records : 82h au Luc en Provence, 84h à Carpentras, 97h à Marseille (109h en 1952). Du coup, l’insolation a été meilleure sur certaines régions du nord et de l’ouest où le soleil a brillé un peu plus que d’habitude, avec par exemple, 105h à Angers, 107h à Rennes, 117h à Toulouse, 118h à Caen et un maximum de 128h à Bordeaux (pour la seconde année consécutive, mais avec un chiffre beaucoup plus élevé l’année dernière).
En illustration : carte NOAA des écarts à la moyenne des températures en Europe. Octobre 2018 s’est révélé particulièrement chaud sur le sud-est de l’Europe. Ainsi, à Bucarest en Roumanie, la fin du mois a été véritablement exceptionnelle avec 4 jours ayant dépassé 25° du 27 au 31, et un maximum approchant les 29° le 31 !
En France, ce mois d’octobre a été assez atypique et marqué par de nombreux événements météorologiques ; il a été très doux, sec et ensoleillé dans le nord, mais très arrosé près de la Méditerranée, avec une seconde décade exceptionnellement chaude et un coup de froid remarquable en fin de mois. Les conditions anticycloniques ont largement dominé, une occurrence décidément très tenace depuis le printemps maintenant. Une occurrence également valable pour les températures puisqu’il s’agit du 7ème mois consécutif en excédent thermique sur la France.
Les premiers jours de ce mois d'octobre sont assez frais ; le Pic du Midi, situé à 2880m, enregistre enfin sa première gelée depuis le 14 juin dernier, soit une série de 108 jours consécutifs sans gel, ce qui ne s’était jamais produit depuis l’ouverture de la station en 1878. Quelques gelées ont lieu également en plaine entre la Creuse et l’Indre.
Les jours suivants, la chaleur envahit le pays, et le temps est estival le 5 avec 30° sur le sud-ouest. Une grosse dégradation se produit les 6 et 7 sur l’ouest et le sud du pays ; les cumuls de pluie sont importants en Bretagne, notamment sur l’Ille et Vilaine (60 à 75mm), il y a aussi de fortes rafales de vent à plus de 100 km/h. Puis le sud-est est concerné avec un cumul de 140mm à Lézignan dans l'Aude les 8 et 9. Un second épisode fortement pluvieux concerne le Roussillon, puis tout le sud-est le 10, notamment le Var (il tombe 158mm à Draguignan).
Dans le même temps, l’anticyclone est toujours bien installé sur le nord, et le flux de sud favorise une hausse des températures. Celles-ci atteignent au cours des journées des 12 et 13 des niveaux remarquables, battant très souvent les records établis pour cette période en 2017 ou 1990, et même 1921 pour les stations les plus anciennes. Ainsi, on relève jusqu’à 30°6 le 12 à Montluçon(Allier), 30°1 à Issoudun, 27°4 à Strasbourg ; le 13, il fait 29°6 à Biarritz, 27°2 à Paris (nouveau record décadaire). A Paris, la température maximale dépasse 25° durant 7 jours consécutifs entre le 10 et le 16, ce qui n’était jamais arrivé en octobre, et en plus aussi tard. Le 14, il fait encore 29°5 à Châteauroux (nouveau record décadaire pour une station pourtant ouverte depuis 1893).
Tandis que soleil et chaleur se maintiennent sur le nord, un épisode de pluies diluviennes se met en place dans le sud, touchant l’Aveyron, le Tarn, l’Hérault et surtout l’Aude placée en vigilance rouge, une situation qui a rappelé ce qui s’était produit le 13 novembre 1999. En 2 jours, il tombe 295mm à Trèbes (dont 199mm en 6h seulement dans la nuit du 14 au 15). Puis c’est au tour de la Haute Corse de subir des pluies torrentielles (120mm à Bastia en 3 jours, et jusqu'à plus de 250mm sur certaines stations).
Le calme revient après le 18, toujours dans des conditions anticycloniques mais dans une masse d’air un peu plus fraîche. Néanmoins, le sud connaît encore des journées douces voire chaudes, avec 26° à Brive et 28° à Ajaccio le 18, 26° à Nîmes le 20, 27° à Montpellier et Sète le 24, 26° à Brive et 27° à Perpignan le 25.
La situation va alors complètement s’inverser avec une descente d’air polaire qui envahit la France à partir du 26. Les journées du 28 et du 29 sont extrêmement froides, notamment dans le sud ; des records mensuels tombent dans un large quart sud-ouest, avec 1°4 à Millau, 4°0 à St Girons, 5°6 à Toulouse, ainsi que des records journaliers par exemple pour Bordeaux. La neige tombe en abondance en montagne et s’invite même dans certaines régions de plaine ; cette neige engendre de nombreux problèmes de circulation entre la Haute Loire et la Loire. En prime, une tempête (Adrian) souffle sur la Corse le 29 (avec une alerte rouge aux vents forts), qui provoque des dégâts importants sur la façade ouest ; le vent a soufflé jusqu'à 188km/h en rafales. Enfin, un nouvel épisode de fortes pluies concerne le sud-est, en particulier le Var qui connaît des inondations autour de l’Argens qui déborde.
Concernant les températures maximales, les régions proches des Pyrénées ont connu un mois d’octobre dans la norme (c’est le cas à Toulouse avec un très léger déficit de +0°1 par rapport à la moyenne, ou à Perpignan avec un léger excédent à +0°4), voire assez frais : à Biarritz, on observe un déficit de -0°9 ! En revanche, en se dirigeant vers le nord-est, on constate une augmentation des excédents, avec +1°3 pour Clermont-Ferrand, +1°4 pour Rennes, +2°3 pour Paris, +2°4 pour Limoges et Lille, +2°7 pour Châteauroux, +3°0 pour Reims, +3°2 pour Strasbourg. Le froid de la fin du mois a fait considérablement baissé la moyenne, sans quoi ce mois aurait pu battre des records. De nombreuses stations enregistrent un nombre important de jours de chaleur (+ de 25°), notamment sur la moitié nord, ce qui est d’autant plus remarquable : 4 à Dijon, 5 à Reims, 7 à Paris et Châteauroux, jusqu’à 9 pour Bourges.
Comme les mois précédents, le constat est assez différent pour les températures minimales, car le ciel souvent dégagé a permis un rayonnement nocturne important. Du coup, les déficits peuvent atteindre -0°6 à Strasbourg, -0°9 à Rennes, Biarritz et Châteauroux, jusqu’à -1°5 à Brest. Les excédents sont observés plutôt dans le sud avec +0°8 pour Limoges et Lyon, +1°0 pour Toulouse (mais également à Paris-Montsouris), +1°5 pour Perpignan, et +2°1 pour Nice, qui affiche avec une moyenne de 15°8 la seconde valeur la plus élevée après les 16°0 d’octobre 2014. Il y a eu assez peu de gelées, et l’invasion d’air froid de la fin du mois s’étant accompagnée d’une couverture nuageuse importante n’a pas permis l’apparition généralisée des gelées.
Concernant les précipitations, la sécheresse continue de s’aggraver sur le quart nord-est : il n’est tombé que 7mm à Nancy, 17mm à Strasbourg, 22mm à Paris. Certes, ces valeurs ne sont pas exceptionnelles mais elles font suite à une série de mois très déficitaires, et la sécheresse des sols superficiels est extrême sur la Lorraine, l'Alsace et la Franche-Comté. Les pluies ont fait leur retour sur la façade ouest mais sans atteindre les cumuls normaux. Dans le sud-est en revanche, la succession des épisodes pluvieux a donné des cumuls très importants avec 188mm pour Nice, 263mm pour Marseille, (où il s’agit du mois d’octobre le plus arrosé depuis 1979 ; il s’agit également du 3ème mois le plus pluvieux tous mois confondus après octobre 1976 et 1979), 298mm à Perpignan, soit la seconde valeur la plus élevée après celle d’octobre 1965, et enfin 552mm au Luc-en-Provence, record absolu tous mois confondus.
Quant à l’insolation, elle a été exceptionnelle sur la moitié nord, et plutôt mitigée dans le sud. Il y a eu 144h de soleil seulement à Toulouse, mais 166h à Strasbourg (octobre le plus ensoleillé depuis 1972), 176h à Paris-Montsouris (plus forte insolation depuis 1985), 181h à Bourges, 183h à Reims (pas très éloigné du record de 189h en 1959), 186h à Limoges (autant qu’à Marseille).
Nous connaissons une période exceptionnelle à plus d’un titre.
Tout d’abord, ce mois de septembre présente un fort excédent thermique, se classant parmi les 10 plus chauds depuis 1900, et il s’agit du 6ème consécutif depuis le mois d’avril, ce qui en fait une série remarquable (mais pas inédite puisqu’il y a des précédents en 1945, 1947, 2003, 2009, 2015 et 2017 - Source Météo France).
Ce mois de septembre a également été marqué par une sécheresse très importante, accentuée par la chaleur et l’insolation. Au niveau national, il s’agit du 3ème mois de septembre le plus sec après ceux de 1977 et 1985 ; faisant suite à un été chaud et souvent sec, les sols superficiels atteignent des niveaux de sécheresse rarement observés à cette période de l’année.
Enfin, l’insolation a été exceptionnelle, comparable aux mois de septembre ultra ensoleillés de 1959, 1985 et 1997 : là encore, ce mois se rajoute à un été déjà très ensoleillé.
Les conditions anticycloniques ont largement prédominé pendant tout le mois. Durant la première quinzaine, seul un petit passage perturbé apporte un peu de pluie le 6, et quelques orages affectent le massif pyrénéen les 12 et 13. Dans le même temps, les températures sont quasiment toujours au-dessus des normales, avec une pointe de chaleur les 11 et 12 mais qui reste modérée (jusqu’à 33° à Lyon).
Le 17, l’approche de l’ex-cyclone Hélène amène de l’air tropical et la chaleur augmente d’un cran : il fait jusqu’à 35° à la pointe de Socoa. Les jours suivants, le flux de sud-ouest maintient des températures élevées : on observe encore jusqu’à 35° à Nîmes le 20 puis à Fréjus le 21. Entre le 21 et le 23, un temps plus perturbé et frais concerne le nord tandis qu’il fait toujours doux ou chaud dans le sud, ce qui provoque de gros contrastes ; ainsi, le 23, il fait 14° à Lille sous de fortes pluies, mais 32° à Lyon, et encore 35° à Montpellier.
Le 24, un puissant anticyclone se réinstalle par le nord, inaugurant une dernière semaine très sèche et très ensoleillée sur la totalité du pays, mais dans une masse d’air parfois très rafraîchie notamment le matin et sur la moitié nord. Les premières gelées apparaissent le 25 à Charleville-Mézières, elles se renouvelleront sur cette station 3 autres jours : les 26, 27 et 30. Les amplitudes thermiques sont très importantes entre les matinées et les après-midi, et la moitié sud connaît encore des journées de chaleur (30° au mieux à Biarritz le 26).
Les températures maximales sont en net excédent partout, surtout dans l’Est. Cet excédent est de +0°9 à Brest, +1°8 à Paris, +3°0 à Toulouse, +3°3 à Bordeaux (où la moyenne de 27°3 constitue un nouveau record, devant les 27°0 observés en septembre 1961 et 1985, station ouverte depuis 1947), +3°6 à Châteauroux, +3°7 à Strasbourg, +3°9 à Clermont-Ferrand (mois de septembre le plus chaud depuis 1987), +4°3 à Dijon, +5°1 à Lyon ! (moyenne de 27°5, 2ème valeur la plus élevée après les 28°1 de septembre 1949). A Lyon, la température a encore dépassé 12 fois les 30° ce mois-ci, le maximum en France. Cela dit, des mois de septembre encore plus chauds peuvent se produire, par exemple en 1895 ou 1929, chiffres connus grâce aux quelques stations météo ouvertes à l’époque.
Comme au mois d’août, les températures minimales ne sont pas forcément dans la même lignée que les maximales. Dans le nord, on observe généralement un déficit avec par exemple -1°5 à Reims, -1°3 à Rennes, -0°9 à Angers, -0°4 à Lille. Dans le sud en revanche, la douceur a davantage résisté, ce qui donne des excédents allant jusqu’à +2°0 à Perpignan, +2°3 à Toulouse, et +2°5 à Nice, où la moyenne de 19°8 égalise le record de septembre 2006.
Nous avons connu un mois extrêmement sec. De très nombreuses stations enregistrent des cumuls inférieurs à 10mm. A Marseille, il n’est pas tombé une seule goutte, ce qui s’était déjà produit en 1980 et 1985. La station du Mont Aigoual a vu tomber 3mm seulement, le record restant à l’année 1985 avec 2mm. Enfin, à Bordeaux, le cumul mensuel est de 3mm ; il s’agit d’un nouveau record, le précédent étant de 4mm en 1977.
L’insolation quant à elle a été digne d’un mois de plein été avec des valeurs comprises entre 250 et 300h de soleil quasiment partout, hors les côtes de la Manche. Lyon avec 284h égalise son record de 1985, et Biarritz avec 256h enregistre un nouveau record, le précédent était de 243h en 2002.
Quel été ! Dans la lignée d’un mois de juillet exceptionnel, ce mois d’août n’a pas démérité avec à nouveau un bel ensoleillement et des températures élevées, marquées par une canicule en début de mois. Si bien que août 2018 se classe au 4ème rang des mois d’août les plus chauds, après 2003, 1997 et 1911 (source Météo France). Rappelons que le mois de juillet s’était classé 3ème. Au final, le bilan de l’été (juin-juillet-août) fait apparaître qu’il s’agit du 2ème plus chaud après celui de 2003.
La vague de chaleur commencée sur la France le 24 juillet dernier s’est prolongée jusqu’au 8 août, avec une intensité maximale entre le 2 et le 7 ; jusqu’à 67 départements se retrouvent alors en alerte orange à la canicule. Cette canicule est l'une des plus importantes que le pays aie connu avec celle de 2003, 2006 et de 1983.
Les régions du sud sont particulièrement touchées, comme l’année dernière à la même époque (la canicule de l’an dernier début août avait été plus retreinte géographiquement, mais très sévère sur les régions méditerranéennes). Le 4, on enregistre jusqu’à 41°3 à Béziers. Dans le même temps, sur le Roussillon, les températures minimales restent extraordinairement élevées : 30°3 le 4 puis 29° le 5 à Perpignan, qui bat son record absolu datant du 8 août 1933 (27°),station ouverte depuis 1924. D’autres stations météo, comme à Montélimar et Lyon (ouvertes respectivement depuis 1920 et 1921) enregistrent également de nouveaux records absolus de douceur nocturne.
Le 7, les températures commencent à baisser sur l’ouest tandis que les fortes chaleurs gagnent le nord-est avec plus de 38° entre la Bourgogne et la Champagne.
La dégradation orageuse qui suit les 8 et 9 août donne lieu à un étonnant épisode cévenol, très précoce dans la saison (habituellement, c’est à partir de septembre) : les quantités de pluie sont remarquables dans la basse vallée du Rhône et sur les Cévennes, avec par exemple 101 mm à Aubagne, et jusqu’à 300mm à Bessas dans l’Ardèche.
Une autre vague orageuse concerne une fois de plus le sud-est du pays les 12 et 13 (47mm à Marseille en une heure), précédé d’un pic de chaleur dans le sud-ouest (37° à Albi).
Le reste du mois est beaucoup plus calme et très anticyclonique, avec des températures fluctuantes selon la position de l’anticyclone, les vents de nord ou nord-est amenant de l’air plus frais et les vents de sud donnant lieu à de nouvelles hausses de températures. Ces pics de chaleur se produisent notamment le 22 sur l’ensemble du pays (jusqu’à 35° dans le sud), puis le 28 dans le sud-ouest (37° à Biscarrosse). A l’inverse, les températures minimales se rafraîchissent nettement, notamment le 26 où Reims enregistre un nouveau record mensuel de froid avec 0°9 !
Les températures maximales sont en excédent partout ; cet excédent est faible à Biarritz (+0°2) et Brest (+0°4), mais il augmente fortement dès que l’on rentre dans les terres, avec par exemple +2°0 pour Angers, +2°5 pour Bordeaux, +3°0 pour Châteauroux et +3°4 pour Strasbourg. Dans le domaine méditerranéen, la chaleur a été très importante, ainsi à Nice et Perpignan, ce mois d’août se classe 2ème derrière 2003. Le nombre de jours ayant dépassé les 30° est moins élevé qu’en juillet, mais reste significatif, avec 9 jours pour Paris, 13 pour Clermont-Ferrand, 14 pour Bordeaux, 16 pour Strasbourg et Lyon, 23 pour Marseille.
Au niveau des températures minimales, la fréquence des nuits avec ciel dégagé dans une masse d’air plus fraîche a engendré sur certaines stations un déficit par rapport aux moyennes : -0°4 pour Reims, -0°5 pour Brest, -0°6 pour Rennes. Mais de manière générale, les excédents l’emportent largement en raison d’une première décade avec des niveaux de températures minimales exceptionnellement élevés, et la persistance d’une grande douceur dans l’est et le sud-est. Ces excédents atteignent +1°8 à Strasbourg (2ème valeur la plus élevée après 2003), +2°6 à Perpignan (qui égalise son record absolu de moyenne de température minimale de juillet 2006), +2°7 à Lyon (2ème derrière 2003) et Nice (idem).
Les précipitations sont fortement déficitaires sur le pays, mis à part quelques exceptions, notamment en basse vallée du Rhône en raison des 2 épisodes pluvio-orageux des 8/9 et 12/13 août. Le Nord Pas de Calais a renoué également avec quelques pluies bienvenues suite à un début d’été extrêmement sec. Ce mois-ci, beaucoup de stations sont en dessous des 30mm, avec un minimum de 8mm pour celle d’Orléans et 10mm pour Montauban. Associée aux fortes chaleurs, la sécheresse des sols superficiels a pris une allure inquiétante et de nombreux départements ont pris des arrêtés de restriction d’usage de l’eau.
L’ensoleillement une fois de plus a été très généreux sur le pays, à l’exception quand même des côtes de la Manche où les passages nuageux ont été plus fréquents, et surtout du Finistère. Ainsi à Brest, le soleil n’a brillé que 129h. Partout ailleurs, l’insolation a été importante, avec par exemple 304h de soleil à Bordeaux (second mois consécutif au-dessus des 300h).
Dans le nord-est, l’été se démarque avec autant voire davantage de soleil qu’en 2003, pourtant une référence en la matière.
En illustration : carte NOAA des écarts à la moyenne des températures en Europe. L’anomalie positive des températures sur l’Europe du Nord, commencée en avril, s’est encore maintenue durant le mois de juillet ; il s’agit donc d’une séquence particulièrement longue et exceptionnelle.
Sur la Fance, ce mois de juillet a été particulièrement estival avec un ensoleillement exceptionnel et des températures quasiment toujours au-dessus des normales de saison ; la chaleur s’est intensifiée en fin de mois. Au finale, en terme de températures, ce mois de juillet arrive au 3ème rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, après 2006 et 1983(source Météo France).
Si la seconde quinzaine de juin avait été sèche, on note une reprise de l’activité orageuse entre le 1er et le 5 juillet, dans une atmosphère lourde, mais la chaleur est sans excès et elle est homogène sur l’ensemble du pays. L’anticyclone revient ensuite, assèche la masse d’air, et les températures augmentent d’un cran : il fait 36° à Perpignan et Béziers le 8.
Le 10, de l’air un peu plus frais arrive par le nord-est, puis les températures augmentent à nouveau franchement à partir du 13. Le 14, il fait 36° à Ajaccio, 37° à Nîmes.
Les 15 et 16, une forte dégradation orageuse concerne essentiellement la moitié sud, y compris le domaine méditerranéen. Ces orages sont parfois très violents entre l’Aquitaine et les Charentes. Beau temps et chaleur se remettent rapidement en place, il fait à nouveau plus de 35° en basse vallée du Rhône le 18.
Le 20, des orages touchent le centre-est, avec beaucoup de grêle sur le Jura.
A partir du 24, c’est une véritable vague de chaleur qui concerne l’ensemble du pays avec un début de canicule, dans l’est surtout. Le 25, on relève jusqu’à 37° à Perpignan et 38° à Nîmes. Le 27, Lille enregistre une température de 37°6 : il s’agit tout simplement de son nouveau record absolu de température, tous mois confondus, depuis 1944 (plus qu’en août 2003 donc). En fin de mois, un temps plus perturbé intéresse le quart nord-ouest, tandis que la chaleur reste intense dans l’est, avec 39° à Carpentras et certaines stations du réseau secondaire atteignant 40°.
Les températures maximales affichent des excédents considérables, compris entre +1°2 à Nice jusqu’à +5°2 à Lille. Avec une moyenne des maximales de 28°3, Lille bat le record précédent datant de juillet 2006 (28°2), et il s’agit du mois le plus chaud jamais enregistré. Au passage, Lille a battu son record mensuel de température (cf plus haut). Reims, avec un excédent de +4°9, affiche une moyenne de 29°3, égalant, mais ne battant pas, le record de 2006. Sur l’extrême nord, il s’agit donc de conditions tout à fait exceptionnelles, avec une chaleur quasi constante, et quasiment aucune journée où la température est passée en dessous des normales. Le nombre de jours à plus de 30° est très élevé : 16 jours par exemple à Paris ou Châteauroux, 17 à Dijon, 21 à Lyon et Toulouse, 25 à Perpignan, 30 à Marseille. En revanche, il y a eu peu de jours à plus de 35°, souvent 1 à 2, mais un peu plus quand même en basse vallée du Rhône (9 à Nîmes, 15 à Carpentras !).
Concernant les températures minimales, là aussi, elles se situent très au-dessus des normales, avec des excédents allant de +0°5 à Brest jusqu’à +3°5 pour Paris. La station de Paris-Montsouris, avec une moyenne des minimales de 19°2, affiche un nouveau record tous mois confondus, le précédent étant de 19°1 en juillet 2006. A Lille et Perpignan, juillet 2006 reste 1er, mais ce mois de juillet se classe en seconde position.
Les précipitations ont été marquées par des orages parfois violents qui ont apporté l’essentiel des pluies sur de courtes périodes. Ces orages ont peu affecté le nord-est du pays qui a donc vu les conditions de sécheresse s’accentuer, notamment sur le Nord-Pas-de-Calais, où le mois de juin avait déjà été extrêmement sec. Ainsi, à Lille, il n’est tombé que 14mm en juillet (2ème valeur la plus faible après les 12mm de 1945) ; le cumul juin-juillet n’est que de 21,5mm, un record (le précédent était de 39mm en 1945). La rareté des précipitations associée à la chaleur de ce mois ont contribué à un asséchement important de la partie superficielle des sols. Le pays basque a fait exception avec par exemple pour Biarritz un cumul mensuel de 169mm, dont 67mm lors de l’orage du 15 juillet.
L’insolation a été exceptionnelle, se classant au niveau des mois de juillet les plus ensoleillés (1949, 1952, 1983). Beaucoup de stations dépassent les 300h d’insolation, y compris près de la Manche ; Lyon arrive à 351h de soleil, 355h pour Ambérieu, et un maximum rare de 401h pour Marseille(2ème valeur la plus élevée derrière les 403h de juillet 1975, mais avec une méthode de d’enregistrement différente).
Jusqu’au 12 juin, on a vu se poursuivre une situation ayant débuté le 20 mai dernier, à savoir la présence d’air chaud de basses couches surmonté d’air froid d’altitude. Résultat : toujours des orages très nombreux et violents, la durée de cette séquence étant tout à fait exceptionnelle. On note malgré tout quelques jours de répit : c’est le cas par exemple 1er et 2, puis entre le 7 et le 10. Mais les 11 et 12 sont des journées à nouveau marquées par de très forts orages qui donnent des abats d’eau impressionnants : 95mm à Torcy, 78mm à Paris Montsouris, 84mm à Tarbes ou encore 91mm à Pau.
Dans le même temps se produit fréquemment une différence de T° entre l’ouest et l’est : ainsi, le 4, il fait 18° à Biarritz pour 30° à Strasbourg, et le 6, 20° à Toulouse pour 29° à Strasbourg. Durant cette période, les températures minimales sont élevées.
A partir du 13, enfin, une dorsale anticyclonique revient par l’ouest. On retrouve alors une situation un peu plus classique et calme ; de petits fronts nuageux peu actifs circulent sur le pays.
Au fur et à mesure des jours, la présence anticyclonique s’affirme un peu plus, et le grand beau temps s’installe sur la moitié sud le 19, avec les premières grosses chaleurs (jusqu’à 34° à Istres).
Le 21, il fait 34° à Perpignan, alors qu'un rafraîchissement gagne le nord, puis le sud le 22. Ce jour-là d’ailleurs, les températures minimales sont très basses, jusqu’ 4° à Arras ainsi qu’en Champagne (alors que Perpignan enregistre une température minimale de 24°), et le lendemain il fait à nouveau très frais entre le Nord-Picardie et la Champagne.
Toute la dernière décade se passe sous des conditions anticycloniques solidement installées. L’anticyclone présent sur les îles Britanniques et le nord de l’Europe amène un flux de nord-est sec qui favorise un temps estival et un excellent ensoleillement partout, même à Brest qui enregistre 9 journées consécutives quasiment sans un nuage ! On assiste à une poussée de chaleur le 30 avec 32 à 33° sur presque tout le pays (jusqu’à 35° à Cazaux et Carpentras), qui précède l’arrivée d’une vague orageuse violente le 30 au soir sur toute la façade atlantique.
Les températures maximales sont en excédent partout. L’écart aux moyennes va de +0°5 pour Biarritz jusqu’à +2°8 à Rennes et Brest ; pour Brest, il s’agit de la seconde valeur la plus élevée derrière juin 1976, une référence !
Les températures minimales sont également en excédent partout. Celui-ci varie de +0°8 pour Châteauroux à +2°5 pour Bourges. Mention particulière pour la Bretagne encore, puisque Brest, avec une moyenne des t° minimales de 12°6, égalise son record de 2016, et à Rennes la moyenne de 13°7 se classe 2ème derrière 2003.
Les précipitations ont été très mal réparties, à la fois dans l’espace, résultat des orages qui ont frappé certains endroits et épargné d’autres, et aussi dans le temps, puisque la plupart des pluies sont tombées avant le 13 et que quasiment partout, le temps a été sec ensuite.
On note même une sécheresse sur le nord du pays : ainsi à Lille, le cumul mensuel n’est que de 7,7mm (dont 6,9mm le 1er), battant l’ancien record de 9mm datant de 1988 ; on peut rajouter qu’il n’y a eu que 2 jours de pluie à Lille, et que le temps a été complètement sec à partir du 7 jusqu’à la fin du mois. Les orages ont ponctuellement donné des cumuls mensuels excédentaires sur la région parisienne, également sur une partie de la Bretagne, du Val de Loire et du pays basque.
L’ensoleillement a été correct, avec une magnifique dernière décade qui rattrape un début de mois assez maussade. Cela n’a pas suffi pour Biarritz qui termine avec un bilan de 175h de soleil, soit le plus mauvais résultat depuis 2002, tandis que le nord-est a bénéficié de conditions beaucoup plus avantageuses : le soleil a brillé par exemple 292h à Dijon, un excellent résultat
En illustration : carte NOAA des écarts à la moyenne des températures en Europe. Après un mois d’avril exceptionnel, une grande partie de l’Europe a connu un mois de mai dans la même lignée. Ce bilan est dû à la présence quasi permanente de conditions anticycloniques, accompagnées de vagues de chaleur ; autre conséquence : un ensoleillement exceptionnel ainsi qu’une grande sécheresse. De fait, il s’agit d’un printemps assez atypique sur l’Europe puisque les anticyclones restent vissés sur le Nord de l’Europe, bloquant ainsi la circulation des perturbations atlantiques ; celles-ci les contournent par le nord ou par le sud en s’isolant en gouttes froides, ce qui a valu à la péninsule ibérique de connaître un mois de mai assez frais et très humide, conditions qui ont aussi débordé sur l’ouest de la France.
Si les premiers jours du moi sont un peu frais (notamment en matinée où des gelées blanches se produisent), la chaleur s’invite à nouveau à partir du 6 et dure jusqu’au 11. Il faut d’ailleurs remonter à 1995 pour retrouver un tel niveau de chaleur à cette période de l’année, néanmoins les 30° ne sont pas dépassés.
Les conditions changent radicalement les jours suivants, avec un brusque rafraîchissement sur l’ouest le 12, gagnant toute la moitié est le 13 ; ce jour-là, la situation est même exceptionnelle avec des chutes de neige abondantes sur la Lozère et l’Ardèche, et, près de la Méditerranée, des t° très basses : il ne fait pas plus de 9° à Nîmes et Montélimar, des valeurs records pour un mois de mai ! Signalons que dans le même temps, il faisait 27° à Helsinki.
Les jours suivants restent assez frais et nuageux sur le sud, tandis qu’il fait plus doux au nord.
A partir du 18, la chaleur revient progressivement sur le sud, et avec l’évolution diurne, les orages commencent à concerner de nombreuses régions. L’instabilité orageuse se généralise entre le 20 et le 22, gagnant le Nord. C’est en fait toute la dernière décade qui va connaître une situation complètement figée, à savoir un marais barométrique avec de l’air chaud de basses couches et de l’air froid d’altitude, tout cela étant particulièrement propice à de puissants développements convectifs et donc des orages, lesquels vont concerner quasiment toutes les régions à un moment ou un autre, et certaines quasi quotidiennement. Des orages qui ont souvent été localement très violents, avec de la grêle, des rafales de vent et des inondations éclair. Durant cette période, les t° sont généralement au-dessus des normales de saison, surtout pour les minimales ; d’ailleurs, des records de douceur nocturne sont battus les 27 et 28 dans le nord, par exemple à Lille avec 19°6. Dans le même temps, le contraste de t° s’accentue entre le sud-ouest où il fait presque frais et le nord-est où les t° maximales atteignent des niveaux élevés (mais pas trop) : le 26 est la journée la plus chaude avec 32° à Vichy.
Particularité de ce mois de mai : il a été médiocre près des Pyrénées. Les T° maximales y sont en déficit de -0°5 pour Toulouse et de -1°2 pour Biarritz (où il a donc fait moins chaud qu'en avril !). En revanche, plus on va vers le nord, plus les excédents sont importants, atteignant +3°4 à Lille, Paris et Reims et +3°2 à Strasbourg. Sur cette dernière ville, il s’agit du second mois de mai le plus chaud après celui de 2011 ; pour Reims, le mois de mai 1947 reste 1er également ; mais à Lille, le record de mai 2008 est égalé, de même à Paris-Montsouris où mai 2018 égale le record de mai 1917 avec une moyenne de 23°0 (la station est ouverte depuis 1872).
Concernant les températures minimales, la dernière décade a été exceptionnellement douce, rattrapant une certaine fraîcheur sur le reste du mois. Certaines stations finissent en léger déficit, avec par exemple -0°4 pour Châteauroux et -0°8 pour Brest et Rennes. Mais plus généralement, les excédents l’emportent, avec un net avantage encore sur l’extrême nord-est puisque la station de Strasbourg termine à +2°2 avec une moyenne de 11°9, ce qui constitue un nouveau record (11°7 en 2001). Toujours à Strasbourg, la T° a dépassé le seuil de 25° pendant 14 jours, le maximum sur la France.
Les précipitations ont été généralement excédentaires mais très mal réparties, à la fois dans le temps et dans l’espace. Ainsi, les 2 premières décades ont été quasiment sèches sur le nord, à l’exception de 2 journées, les 12 et 14. La dernière décade très orageuse a favorisé des cumuls de pluie parfois très importants avec quelques records d’intensité sur une heure ou sur une journée. La Bretagne a en partie échappé aux orages, ce qui explique des cumuls plus faibles là-bas (25mm par exemple à Rennes).
Les résultats concernant l’insolation sont assez inhabituels avec une moitié sud en gros déficit et une moitié nord au contraire très ensoleillée.
Entre le sud de l’Aquitaine et le domaine méditerranéen, les valeurs sont très basses et souvent proches des records quand ceux-ci ne sont pas battus : ainsi, le soleil n’a brillé que 129h à St Girons et à Mont-de-Marsan, 160h à Embrun, 178h au Luc en Provence, 188h à Bastia, 217h à Marseille (la plus faible insolation enregistrée depuis 1988 soit 30 ans). A l’inverse, c’est un festival de belles journées ensoleillées qui a concerné la moitié nord, même si on a déjà connu mieux (en 1989 notamment). Le soleil a ainsi brillé 250h à Quimper, 272h à Charleville-Mézières, 277h à Caen et au Mans, 282h à Alençon, et 286h à Rennes.
En illustration : carte NOAA des écarts à la température moyenne. Toute l’Europe centrale a connu un mois d’avril historiquement chaud avec des excédents compris entre +5 et +7°. La France, située en marge, a été concernée dans une moindre mesure ; chez nous, les références resteront les mois d’avril 2007 et 2011, celui de cette année arrivant en 3ème position. En moins de 15 ans, ce sont donc 3 mois d’avril exceptionnels qui ont été observés. Auparavant, ces données étaient beaucoup plus espacées et rares (avril 1865, 1893 ou 1949).
Ce beau mois d’avril (en fait tout à fait relatif selon les critères retenus et les régions)arrive après un mois de mars assez maussade, et c’est avec plaisir que durant les premiers jours (coïncidant avec le week-end de Pâques) nous voyons se produire la première vraie bouffée printanière ; les t° dépassent 20° sur de nombreuses régions, toutefois la hausse est limitée par les nuages qui sont encore bien présents. Les premiers orages de la saison, parfois violents, se manifestent les 3 et 4. Le 6, le vent de sud provoque une poussée de chaleur sur le sud-ouest (26° en Aquitaine) ; dès le lendemain, les t° chutent fortement sur l’ouest, tandis que la chaleur intéresse le moitié est le 7, puis juste la Lorraine, l’Alsace et la Champagne le 8 avec des pointes à 25/26°. Le sud-est connaît un épisode de mauvais temps marqué avec tout d’abord une vigilance orange aux vents forts sur le Var et les Bouches-du-Rhône, une instabilité orageuse marquée, puis de fortes pluies les 11 et 12. Dans le même moment, le temps reste plus calme et surtout beaucoup plus doux sur le nord.
A partir du 13, les conditions anticycloniques s’installent progressivement, mais durablement. La hausse des t° commence tout d’abord en Méditerranée (25° le 15), puis concerne l’ensemble du pays à partir du 17 avec un ciel parfaitement dégagé plusieurs jours d’affilée. Le temps devient véritablement estival ; le 18, les 30° sont atteints à Socoa (Pyrénées-Atlantiques) ; entre le 19 et le 22, de nombreux records de chaleur diurne et nocturne sont battus sur de nombreuses régions, surtout au Nord et dans l’Est. Des valeurs supérieures à 30° sont enregistrées sur certaines stations de la région parisienne, également à Grenoble (31°) et Strasbourg qui égalise son record de chaleur datant d’avril 2012. A Paris, il fait plus de 27° durant 5 jours d’affilée, ce qui n’était jamais arrivé !
Les jours suivants, les t° baissent un peu, surtout dans le nord, tandis que la chaleur résiste dans le sud, sur le sud-est notamment.
En fin de mois, un conflit de masse d’air important se met en place entre l’ouest et l’est, ce qui provoque de forts orages et un contraste thermique saisissant (le 28, il fait 10° en Normandie, mais 25° à Strasbourg et Grenoble). Le 30, la situation est exceptionnelle avec un centre dépressionnaire complètement bloqué sur l’extrême nord du pays ; dans l’occlusion, l’air froid s’engouffre, les t° s’abaissent : en plein après-midi, il fait moins de 5° entre la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais, et il neige par endroits ! Cette neige a pu temporairement tenir au sol sur le département de l’Eure. Ainsi va le mois d’avril, où l’on peut facilement passer de l’été à l’hiver, et inversement…
Les T° maximales sont partout en net excédent, notamment sur un large quart nord-est. Les excédents dépassent 4° de la région Rhône-Alpes à l’Alsace, atteignant +4°7 à Strasbourg et +4°9 à Lyon, ce qui place ce mois d’avril pour ces villes en 3ème position derrière les mois records de 2007 et 2011. Pour l’anecdote, la moyenne des t° maximales de Strasbourg et de Marseille ont été équivalentes (21°3), ce qui est pour le moins inhabituel.
Les excédents sont moins importants près des régions littorales (+1°3 à Nice, +1°8 à Brest) et sur la partie ouest et sud-ouest du pays (+2°1 à Bordeaux, +2°2 à Perpignan, +2°4 à Rennes) : sur ces régions, ce mois d’avril n’est en rien exceptionnel et se hisse juste au niveau des mois d’avril modérément chauds, sans plus.
Concernant les T° minimales, les excédents sont là aussi généralisés, allant de +0°7 pour Perpignan à +3°8 pour Lille. S’ils sont moins importants que pour les T° maximales, ils s’approchent davantage des records ; le record est même battu à Angers (8°4 de moyenne, pour 8°2 en 2007) ainsi qu’à Clermont-Ferrand (7°9, pour 7°6 en 1961). Pour 6 autres villes, ce mois d’avril arrive en seconde position : à Bourges (8°0, pour 8°2 en 2007), Lille (8°2, pour 8°3 en 2011), Lyon (9°2, pour 9°4 en 2007), Marseille (11°1, pour 11°4 en 2007), Nice (12°6, pour 13°0 en 2007), Strasbourg (7°8, pour 8°3 en 1961). Les dernières gelées ont eu lieu en début de mois durant la première semaine, une situation normale.
Ce mois d’avril ne s’est globalement pas trop éloigné des moyennes pour les précipitations, avec quelques aléas selon les orages. Le domaine méditerranéen néanmoins se démarque avec des excédents dus notamment à l’épisode fortement pluvieux des 11 et 12 ; à l’inverse, il y a eu un déficit de précipitations entre l’Auvergne, la région lyonnaise, la Bourgogne, la Champagne et l’Alsace.
L’ensoleillement n’a pas été à la hauteur de l’excédent thermique. Encore une fois cette année, les nuages restent assez présents ; on a observé malgré tout une très belle période ensoleillée qui a permis d’atteindre ou de dépasser les normales mais dans le nord-est uniquement, qui s’en sort avec un peu plus de 200h d’insolation à Strasbourg, Reims ou Dijon, ce qui est loin d’être exceptionnel. L’insolation est restée un peu faible dans l’ouest avec 142h seulement à Biarritz, 149h à Limoges, 157h à Angers, ou encore 166h à Bordeaux.
En illustration : carte NOAA des écarts à la moyenne en Europe en mars. On peut dire que la France a été finalement relativement épargnée par le froid qui s’est montré beaucoup plus intense et plus durable sur le nord et l’est du continent, puisqu’on y observe un déficit de plus de 3° par rapport aux normales, jusqu’à -7° entre la Norvège et la Finlande. Gros contraste avec l’est du domaine méditerranéen, surtout la Grèce et la Turquie où l'on observe un bel écart positif ; écart principalement dû à cette bouffée de chaleur les 22 et 23 mars (plus de 30° relevés sur le sud de la Turquie, 30 à 35° sur Chypre), le tout accompagné de sable saharien qui a donné un ciel rouge en Crète.
En France, ce mois de mars a été globalement un peu plus froid que la moyenne, très agité et humide, avec de la neige jusqu’en plaine, et l’ensoleillement a été nettement déficitaire, ce qui a donné l’impression que le printemps avait beaucoup de mal à s’installer. Et il ne s’agissait pas que d’une impression…
Durant ce mois, la première quinzaine est marquée par une succession de passages perturbés apportant vent et pluie, mais aussi une relative douceur. Dès le 1er, la douceur revient par le sud (18° à Biarritz, alors qu’il neigeait la veille) ; en revanche, dans le nord-est (Alsace et Lorraine), il faudra attendre la journée du 4 pour que l’air froid soit enfin chassé et que les températures redeviennent positives ! Dans un flux de sud, la douceur l’emporte plus franchement à partir du 9. Le 10 est la journée la plus douce (24° à St Girons, 20° à Bordeaux et Bourges), rien d’exceptionnel non plus ! Le 11, la douceur atteint l’extrême nord (18° à Lille) ; les 12 et 13, la douceur concerne plutôt un petit quart sud-est (20° entre Côte d’Azur et Corse).
La seconde quinzaine est beaucoup plus fraîche, voire carrément froide ! Dans la journée du 17, de l’air froid déboulant de Scandinavie commence à envahir le nord du pays, et comme il rencontre une perturbation, la neige fait son apparition sur le Nord Pas de Calais, neige qui gagne ensuite l’IDF (localement, on mesure jusqu’à 28 cm de neige en forêt de Montmorency), mais aussi le nord-est, la Normandie et la Bretagne. Les journées du 18 et du 19 sont glaciales sur la moitié nord, alors que l’air froid a plus de mal à descendre dans le sud. A Brest, il ne fait que 1°3 de maximum le 18, et durant 2 jours consécutifs, la température n’atteint même pas 1° à Lille. L’anticyclone revient les 20 et 21 pour redonner du soleil et un temps sec, mais toujours dans une masse d’air bien froide, avec en plus un vent glacial ; les gelées se généralisent à presque toute la France, et malgré le soleil, les températures maximales ont bien du mal à augmenter et restent en dessous des moyennes. Dans le sud-est, la présence d’une dépression occasionne des intempéries en Corse et des chutes de neige se produisent le 21 mars sur la région de Marseille, une situation très rare à cette date aussi tardive.
Le 24, une dépression positionnée sur le sud-ouest donne des cumuls de pluie importants sur cette région. Quant à la dernière semaine, elle reste humide, nuageuse et fraîche, avec des gelées matinales encore dans le nord-est.
Les températures maximales sont majoritairement déficitaires, le déficit allant jusqu’à -1°1 pour Lille, -1°2 pour Bordeaux, -1°4 pour Dijon et Brest, -1°5 pour Strasbourg (on voit ici l’influence de la résistance de l’air froid en début de mois et de l’intensité de la vague de froid entre le 17 et le 20). A noter qu’en altitude, les conditions hivernales ont été accentuées : ainsi, la station du Mont Aigoual mesure un déficit de -2°1. Les régions de plaine ont été mieux loties, puisque Lyon et Clermont-Ferrand sont les seules stations à enregistrer un mois de mars légèrement plus doux que la normale (+0°3). Les jours de douceur (plus de 15°) ont été en général assez peu nombreux, aucun par exemple pour Brest, 1 seul pour Strasbourg, 3 pour Paris, 5 pour Angers, et 10 quand même pour Clermont-Ferrand et Lyon. A Bordeaux, la température n’a pas atteint 15° sur la seconde moitié du mois, ce qui est rare.
Concernant les températures minimales, la situation est plus disparate. Le nord-est a connu un nombre important de jours de gelée, jusqu’à 12 pour Reims et 14 pour Strasbourg, d’où un déficit respectif -1°1 et -1°3, mais on enregistre aussi -1°2 pour Brest avec 3 gelées, ce qui est déjà pas mal pour la cité bretonne. On notera que la matinée du 22 aura vu des gelées quasi généralisées sur le pays, notamment dans le sud à Marseille et Toulouse où il s’agit du seul jour de gel du mois.
Le pays a été très arrosé durant ce mois, notamment sur la façade atlantique où il y a eu au moins 25 jours de pluie ! Les cumuls sont élevés, mais bien loin des records quand même : il est tombé 107mm à Lyon, 138mm à Dijon (ce qui en fait le second mois de mars le plus pluvieux après celui de 2001 avec 164mm), 141mm à Limoges, 160 mm à Ajaccio, 166mm à Biarritz, 170mm à Nice (3ème rang des mois de mars les plus arrosés), enfin seulement 35mm pour Strasbourg qui fait exception. Les cumuls pluviométriques depuis le début de l’année sont impressionnants ; heureusement, en mars, cette pluviométrie s’est assez bien répartie et les inondations n’ont pas eu lieu, en raison aussi de la fonte des neiges très limitée puisqu’il a continué à faire très frais. D’ailleurs, l’enneigement en montagne est exceptionnel.
On peut dire que le soleil a vraiment manqué durant ce mois de mars, faisant suite à un hiver déjà bien gris. Ce mois-ci, le déficit de soleil est généralisé à toute la France, toutefois sans battre de records. Dans le nord, le plus souvent, on a observé moins d’heures de soleil en mars que le mois de février précédent qui était un bon cru.